Jeudi 10 décembre 2009 4 10 /12 /2009 05:45

Climat : coup de colère à Copenhague des pays en développement

  La conférence sur le climat de Copenhague se poursuit après le coup de colère des pays en développement, provoqué par la fuite d’un projet de texte danois accusé de favoriser les pays riches.
Ce projet de texte du Danemark, qui préside la conférence de Copenhague, a semé le trouble mardi au deuxième jour des négociations et conduit le Groupe des pays en développement à dénoncer une "menace" pesant sur le succès des négociations.
Ce texte - qui ne constitue pour le moment qu’une piste pour le nouvel accord contre le réchauffement - tournait depuis près de deux semaines dans différentes délégations et a commencé à circuler mardi dans les couloirs de la conférence.

Pour Lumumba Stanislas Dia-Ping, chef de la délégation soudanaise dont le pays préside la coalition du G-77 (130 pays en développement), il s’agit d’une "grave violation qui menace le succès du processus de négociation de Copenhague".

Mais il a cependant exclu de tourner les talons, expliquant : "Nous ne pouvons nous permettre un échec à Copenhague".

La présidence danoise mettait en garde, depuis plusieurs jours, contre une sur-interprétation d’un texte en particulier, tout en revendiquant la nécessité de tester des idées auprès de différents pays.

"Il n’y a en aucun cas un +texte danois secret+ pour un nouvel accord.

Un tel texte n’existe pas", a une nouvelle fois assuré mardi soir la ministre du Climat Connie Hedegaard, présidente du sommet.

Les papiers qui circulent "sont des brouillons de travail et constituent la base de consultations informelles".

FESA-Yvo-de-boer-ONU-09_12_10.jpg Le responsable des négociations pour l’ONU, Yvo de Boer, s’est empressé d’appuyer ses propos.

En l’état, ce document ne fait à aucun moment référence au Protocole de Kyoto, seul instrument juridique existant de lutte contre l’effet de serre, qui engage les pays industrialisés pour l’instant jusqu’en 2012 et auquel les pays en développement sont très attachés.

Ce texte vise à "produire un nouveau traité, un nouvel instrument qui aura pour effet de jeter par dessus bord les obligations des riches envers les pauvres", s’est d’ailleurs insurgé M. Dia-Ping.

 

 

© 2009 AFP / Par Anne CHAON et Jérôme CARTILLIER

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Mercredi 9 décembre 2009 3 09 /12 /2009 01:00

A Copenhague, l’Afrique parlera d’une ‘’seule voix’’ : sauver le Protocole de Kyoto.

Lors de la dernière session de négociations début novembre à Barcelone, les Etats africains avaient menacé de quitter la table des négociations.

Début octobre, ils avaient placé la barre très haut en estimant avoir besoin de 65 milliards de dollars (44 milliards d’euros) pour faire face aux nouveaux défis climatiques.

L’Afrique est la région la plus vulnérable en matière de changement climatique, selon International climate science and politique.

Les points phares de la position africaine sont tournent autour d’un accord juste, équitable et effectif, tenant compte de la priorité de l’Afrique en matière d’adaptation.

 

Les Africaines demandent en outre un engagement pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre de tous les pays développés d’au moins 40% en 2020 par rapport au niveau de 1990.

L’autre point est relatif à la mise en place par les pays développés, responsables des émissions de gaz à effet de serre, de financements nouveaux, additionnels et durables, différents de l’aide publique au développement, au profit de l’Afrique.

Le continent souhaite en outre le maintien d’un accord juridiquement contraignant, conformément aux dispositions de la convention et un transfert de technologies abordables, appropriées et adaptables pour l’Afrique.

Déjà coté média, plus de 5.000 journalistes, plus de 20.000 représentants D’ONG et organisations de la société civile, et 10.000 délégués représentant les gouvernements sont accrédités.

 

L’Afrique, qui jadis était sous-représentée dans ces genres de manifestations, est mieux lotie, cette fois-ci.

A titre indicatif, la délégation sénégalaise avoisine 70 délégués, celle du Kenya 60. Un pays émergent comme le Brésil a envoyé plus de 600 délégués, le Népal 600 délégués.

Les engagements de Kyoto doivent prendre fin en 2013, d’où la nécessité de trouver, à Copenhague, un nouvel instrument international de lutte contre le réchauffement climatique à la hauteur des enjeux environnementaux.

Mis en place par la communauté internationale depuis 1992 et devenue depuis un véritable creuset scientifique de prospective et d’évaluation sur le climat, le GIEC (Groupe intergouvernemental d’étude sur le climat) multiplie les études et les voies de solution.

Selon cette structure, Prix Nobel de la paix en 2007, il est indispensable que le monde diminue d’ici 2050 de 60 % les émissions de CO2 par rapport au volume des émissions de 1990 (80 % pour les pays riches et 20 % pour les autres).

 

Selon le rapport annuel de la Banque mondiale, les pays industrialisés ne subiront les conséquences du réchauffement climatique qu’à hauteur de 20 % alors que les pays les plus pauvres, responsables de 2 % seulement des émissions, seront les plus durement touchés.

Chaque année déjà, selon le Forum humanitaire mondial, 300 000 personnes meurent et 325 millions sont durement affectées par le réchauffement climatique.

Les manifestations du changement climatique sont la hausse des températures, la multiplication des cyclones, les incendies majeurs, la sécheresse, les canicules, les inondations, la fonte des glaces, etc.

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Mardi 8 décembre 2009 2 08 /12 /2009 01:00

A Copenhague, toutefois, la signature d’un nouvel accord contraignant semble hypothétique malgré les signes encourageants dont ont fait montre américains et chinois, plus grand pollueurs de la planète et non signataire de Kyoto.

Attendu à l’ouverture de la Conférence de Copenhaguen, le président Obama a annoncé que les Etats-Unis entendaient réduire de 17% leurs émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020 par rapport à 2005.

De son côté, la Chine annonce qu’elle ambitionne de réduire de 40 à 45% d’ici 2020 son "intensité carbone" en prenant pour référence l’année 2005, dévoilant un objectif chiffré dans la lutte contre le réchauffement climatique.

 

L’UE s’est fixée comme objectif, d’ici à 2020, une réduction de 20 % de ses émissions de gaz à effet de serre par rapport au niveau de 1990 et de 30 % si d’autres pays industrialisés s’y conforment.

Sous la houlette de son président, Nicolas Sarkozy, la France a multiplié ces derniers jours des initiatives pour tenter de parvenir à un accord à Copenhaguen.

Sarkozy a mis sur la table son projet "justice climat" dont le but est de forger une alliance entre les riches pays industrialisés, de grands pays émergents et les pays les plus touchés par le réchauffement climatique (Afrique non méditerranéenne, pays insulaires menacés comme les Maldives, le Bangladesh, le Cambodge et le Laos) pour prendre en tenaille la Chine et les Etats-Unis.

 

A Manaus (Brésil), lors d’une réunion des Etats signataires du Traité de coopération de l’Amazonie (TCA), Sarkozy a rencontré le président brésilien Lula pour convaincre les pays amazoniens de rallier un texte franco-brésilien, signé le 14 novembre à Paris.

Celui-ci détaille les grandes lignes minimales de l’accord que tous deux souhaitent voir adopter à Copenhague.

Dans ce texte, Français et Brésiliens proposent une "réduction mondiale d’au moins 50% d’ici à 2050 par rapport à 1990" des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

Confronté au dilemme développement-préservation de l’environnement, les pays africains n’entendent pas subir cette injustice climatique et donnent de la voix pour la sauvegarde du Protocole de Kyoto.

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Lundi 7 décembre 2009 1 07 /12 /2009 14:46
Ziguinchor, 7 déc (APS)
La Conférence internationale sur les changements climatiques s’ouvre ce lundi matin à Copenhague avec pour objectif fondamental la signature d’un nouvel accord international de lutte contre le réchauffement climatique pour la succession du protocole de Kyoto.


Cette grand-messe climatique se tiendra jusqu’au 18 décembre sous l’égide de l’ONU. 

 

Elle réunira quelque 200 pays - membres du G8, pays en voie de développement et pays émergents.

Mais les divergences autour de la question rendent hypothétique la signature de ce nouvel accord.

 

Ce lundi cinquante-six journaux de quarante-cinq pays ont pris l’initiative de parler d’une seule voix en publiant un éditorial commun sur l’enjeu de la Conférence.

‘’Nous le faisons car l’humanité est confrontée à une urgence aiguë.

Si le monde ne s’unit pas pour prendre des mesures décisives, le changement climatique ravagera notre planète, et, avec elle, notre prospérité et notre sécurité. 

Les dangers sont apparus depuis une génération’’, lit-on dans cet éditorial.

Adopté en 1997 par les pays signataires de la Convention sur les changements climatiques de 1992, le protocole de Kyoto est le plus important instrument destiné à lutter contre les changements climatiques.

Entré en vigueur en 2005 et ratifié par 184 pays, le protocole de Kyoto contient des objectifs contraignants et quantifiés de limitation et de réduction des gaz à effet de serre.

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Samedi 5 décembre 2009 6 05 /12 /2009 08:01
Les associations Agir pour l’environnement et Priartém ont mis en ligne hier une carte répertoriant les «points chauds» électromagnétiques en France, issus des données du site de l’Agence nationale des fréquences (ANFr).

Sur les 500 mesures réalisées en septembre et octobre 2009, les ONG indiquent que 59 sites font apparaître des niveaux de champs électromagnétiques «forts, voire très forts»: une vingtaine dépassent les 5 volts par mètre (V/m) et 6 sites les 10 V/m (1) [très en dessous des seuils réglementaires de 41 à 61V/m, ndlr]. Il s’agit, dans tous les cas, de zones urbaines et les antennes de téléphonie mobile sont le contributeur principal dans plus de 95% des cas, précisent les associations dans leur communiqué.

Agir pour l’environnement et Priartém rappellent que l’Afsset a recommandé, lors de la publication de son avis sur les radiofréquences en octobre, de cartographier les «points noirs des ondes» -où les niveaux d’exposition sont nettement plus élevés que la moyenne- et de les réduire en se fondant sur le principe Alara («As low as reasonably achievable»: aussi bas qu'il est raisonnablement réalisable).
Selon les récentes données de l’ANFr, cette moyenne se situerait autour de 1 ou 1,5 V/m.

Les associations exhortent les pouvoirs publics et les opérateurs à agir pour mettre fin à ces situations d’exposition «inacceptables».
Elles réactualiseront en outre chaque mois cette cartographie.


(1) Corbeil-Essonnes, Paris 6e, Aigues Mortes, Courbevoie, Troyes, Montpellier
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