Mardi 24 novembre 2009 2 24 /11 /2009 06:01

La violente accélération de la crise alimentaire du début de l’année 2008 a déclenché un essor sans précédent de l’accaparement des terres au niveau mondial.

Sujet trop dérangeant pour être à l’ordre du jour officiel du Sommet de la FAO, des ONG se sont mobilisées pour le mettre sur le devant de la scène. Des représentants de GRAIN (1), de La Via Campesina (2) et de nombreux militants et paysans du monde se sont retrouvés à Rome, en marge du Sommet, pour demander l’arrêt de ce processus.

Les ONG, dénoncent les ententes entre des investisseurs et des gouvernements qui aboutissent à la confiscation de dizaines de millions d’hectares de terres fertiles en Asie, en Afrique et en Amérique latine.

Pour GRAIN : « A ce jour, plus de 40 millions d’hectares, dont 20 millions rien qu’en Afrique, ont changé de mains ou sont l’objet de négociations. D’après nos calculs, plus de 100 milliards de dollars US ont été déboursés pour en arriver là.»
La plupart des terres confisquées se situent dans des pays en fort déficit alimentaire et les « méga-fermes » qui y sont installées conduisent à une production contrôlée par des multinationales et tournée vers l’exportation. Le premier résultat de ces opérations financières est de faire disparaître l'agriculture paysanne locale, et ainsi d’aggraver l’insécurité alimentaire.

Pour Nettie Wiebe, une paysanne canadienne, membre dirigeante de La Via Campesina : « Si le monde veut vraiment éradiquer la faim, il n'y a pas beaucoup d'options.

Nous devons soutenir et encourager les paysans à produire des aliments pour les populations locales de façon durable.

La véritable solution à la crise alimentaire passe par une reprise du contrôle des moyens de production alimentaire tels que la terre, les semences, l'eau et les marchés locaux par les paysans et les paysannes, et non par les multinationales ». 


Michel Sage - Univers Nature

1) GRAIN est une organisation internationale à but non lucratif qui soutient la lutte des paysans et des mouvements sociaux pour renforcer le contrôle des communautés sur des systèmes alimentaires fondés sur la biodiversité.
2) La Via Campesina est un mouvement international rassemblant des millions de paysans, de petits producteurs, de sans-terre, de femmes rurales et de travailleurs agricoles du monde entier. Le mouvement est composé de 148 organisations actives dans 69 pays d'Asie, d'Afrique, d'Europe, et des Amériques.
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Lundi 23 novembre 2009 1 23 /11 /2009 01:00

Herbicide le plus vendu au monde, le Round Up, produit phare de la firme Monsanto, est aussi l’ennemi numéro un des organismes de protection de l’environnement.

Si, cette fois, la parole du MDRGF est entendue, elle restera toutefois sans effet.

De fait, un courrier du 14 octobre émanant du ministère de l’agriculture, et répondant à la demande d’abrogation du 16 juin 2009, déclare : « qu’il ressort des dossiers de mise sur le marché des produits en cause, et notamment de leur composition intégrale qui indique la substance active mais également les surfactants, les adjuvants et les co-formulants contenus dans les produits, qu’aucune des préparations susmentionnées ne contient de POEA ».

Ne s’avouant pas vaincu, le collectif associatif a fait appel aux Laboratoires Analytika (1)et Gavard afin de mener leur propre expertise.

Les résultats s’avèrent pour le moins éloquents.

La présence de POEA est avérée dans deux formulations de Round Up testées, à savoir Express et GT Plus. Contredisant les déclarations officielles, les deux produits ne correspondent donc pas aux formules déposées et homologuées par les services du ministère de l’agriculture.

En outre, les analyses ont révélé une différence de composition entre deux Round Up pour des formulations ayant le même numéro d’AMM, un numéro d’AMM devant pourtant correspondre à une formulation unique.
Face à ces dérives, le MDRGF appelle au retrait pur et simple de ces formulations.

Dans le cas contraire, il a, d’ores et déjà, laissé entrevoir la possibilité de porter l’affaire devant « les tribunaux compétents ».
A l’heure actuelle, la France utiliserait chaque année environ 15 000 tonnes de l’herbicide Round Up, toutes formulations confondues.

(1) : www.labo-analytika.com
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Dimanche 22 novembre 2009 7 22 /11 /2009 07:42

Herbicide le plus vendu au monde, le Round Up, produit phare de la firme Monsanto, est aussi l’ennemi numéro un des organismes de protection de l’environnement.

S’attaquant directement au cœur des plantes, il demeure à l’intérieur des récoltes, perspective guère réjouissante pour les futurs consommateurs de cette production.

Cet herbicide est, en effet, soupçonné d’être un perturbateur endocrinien, influant sur le système hormonal humain. En outre, son principe actif, le glyphosate serait associé à certains effets sanitaires tels qu’un risque accru de cancers, de fausses couches et de naissances prématurées.

A la lumière de ces données, on comprend mieux pourquoi, le 16 juin 2009, le MDRGF (1) et Jacques Maret (2), agriculteur en Charente-Maritime, ont jugé opportun de demander au ministre de l’agriculture l’abrogation des autorisations de mise sur le marché (AMM) de trois formulations de Round Up, sur la base d’études scientifiques. Les trois formules en question sont Express, Extra et GT Plus. 


En l’absence de retour, les plaignants déposent une requête, arguant que la présence de POEA, « substance active » utilisée comme adjuvant dans les formules incriminées, n’a pas été prise en compte.

Or, une étude réalisée par le Professeur Gilles-Eric Séralini affirmait que le POEA « endommage les membranes cellulaires », « modifie leur perméabilité » et « amplifie la toxicité déjà produite par le glyphosate ».

Suite de cet article : demain Lundi 23/11/09


Cécile Cassier - Univers Nature

1 - Mouvement pour les Droits et le Respect des Générations Futures
2 - http://www.criigen.org/content/view/43/60/
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Vendredi 20 novembre 2009 5 20 /11 /2009 01:00
Mardi 17 novembre, à l’occasion de la sortie du guide des labels de la consommation responsable (édition 2009-2010 = 10 €), la secrétaire d’Etat à l’écologie, Chantal Jouanno, a organisé une conférence-débat sur ce thème.

Chantal Jouanno a souligné que «notre consommation et nos modes de vie sont responsables de 50% de la dégradation de l’environnement» et que «notre alimentation représente 30% de notre empreinte écologique». Un sondage en 2009 a montré que 85% des Français souhaitent connaître l’impact environnemental des produits.

Ce nouveau guide réalisé par Mescoursespourlaplanete.com avec le soutien de l’Ademe vise à éclairer le consommateur dans la jungle des labels, en distinguant les éco-labels officiels des labels privés et des opérations de «greenwashing». Il a ainsi décrypté plus d’une soixantaine de pictogrammes différents.
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Jeudi 19 novembre 2009 4 19 /11 /2009 01:00
Les députés ont achevé l’examen du projet de loi de finances pour 2010. Ils ont approuvé les crédits relatifs à l’environnement, reporté le verdissement du crédit d’impôt Scellier, mais validé dès 2010 celui du crédit d’impôt Tepa.
Les propriétaires de biens immobiliers concernés par un plan de prévention des risques technologiques (PPRT) pourraient aussi bénéficier d’un meilleur crédit d’impôt.

Au final, «en 2010, la réduction d’impôt reste de 25%, BBC ou non, a résumé le rapporteur général Gilles Carrez (UMP, Val-de-Marne) au cours des débats.
En 2011, elle demeure de 25% pour le BBC et tombe à 15% pour le non-BBC. En 2012, elle est ramenée à 20% pour le BBC et à 10% pour le non-BBC». Après 2013, le BBC loué bénéficiera d’un crédit d’impôt de 15%, contre 0% pour le non-BBC.

En revanche, le verdissement du crédit d’impôt Tepa [Travail, emploi, pouvoir d’achat, dit «paquet fiscal»] proposé par le gouvernement a été accepté par les députés dès 2010 (art. 45).
Le crédit d’impôt Tepa pour l’acquisition d’un logement neuf ne répondant pas à la norme BBC passera de 15 à 5% entre 2010 et 2012, et de 30 à 15% pendant cette période pour les logements construits ne répondant pas à cette norme.

Les députés ont approuvé la proposition gouvernementale d’avancer de deux ans (2010 au lieu de 2012) les taux d’émission de CO2 des véhicules éligibles au malus.

Un amendement du député David Habib (groupe socialiste, Pyrénées-Atlantiques) introduisant une troisième exonération de taxe foncière sur les propriétés bâties concernées par un plan de prévention des risques technologiques (PPRT) a été adopté par les députés.
Selon la localisation des propriétés par rapport au site industriel à risque, ces plans prévoient des mesures de renforcement du bâti, compensées par un crédit d’impôt dont le montant est jugé faible.

Jusqu’ici, seules deux exonérations étaient prévues (25 ou 50%) alors que les PPRT mentionnent trois niveaux d’aléas. Désormais, deux échelles de graduation existeront: 15%, 30% et 45%, ou 30%, 45% et 60%, selon la décision de chaque collectivité.
«Le premier taux s’appliquerait à toutes les habitations du périmètre, le second aux secteurs de risques où le droit de préemption peut être instauré, et le troisième aux secteurs où l’expropriation est reconnue d’utilité publique», selon l’exposé des motifs de l’amendement.

Enfin, un amendement du député Christian Eckert (groupe socialiste, Meurthe-et-Moselle) a été adopté. Il réclamait du gouvernement un rapport sur la manière dont il comptait transposer la directive européenne de 2009 sur les énergies renouvelables avant le 31 décembre 2010.
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