Jeudi 5 novembre 2009
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Le Haut conseil des biotechnologies (HCB) a rendu hier son avis sur la définition des filières dites «sans OGM», suite à la saisine du 15 juin dernier des
ministères de l’environnement, de l’agriculture et de la consommation, en application de la loi du 25 juin 2008.
Les associations saluent un premier pas positif mais encore insuffisant.
La loi sur les OGM (Organisme Génétiquement Modifié), adoptée en mai 2008 suite à des débats houleux au Parlement, a affirmé la liberté de produire et de consommer avec ou «sans OGM».
Dans l’attente d’une définition européenne, elle prévoit que la qualification «sans OGM» soit définie par voie réglementaire, après avis du HCB. Instauré par la loi de 2008, suite au Grenelle de
l’environnement, le HCB, instance indépendante d’évaluation, d’expertise et de concertation, compte 63 membres (scientifiques, élus, ONG et industriels).
Présidé par Catherine Bréchignac, il a été mis en place en avril dernier. L’avis publié hier est la recommandation de son comité économique, éthique et social
(CEES), présidé par Christine Noiville, juriste et chercheur au CNRS, spécialiste des liens entre droit et sciences.
La définition du «sans OGM» est cruciale car elle conditionnera les règles de coexistence des cultures GM et non GM, celles-ci devant être définies en 2010 par le gouvernement.
L’avis du Haut conseil concerne uniquement les produits alimentaires. Ils ’est fondé sur trois principes: permettre aux consommateurs de choisir des aliments sans recours aux OGM, permettre aux
filières ne recourant pas aux OGM d’être repérées, et établir une définition du «sans OGM» acceptable par les différents acteurs. Rappelons qu’à l’heure actuelle, seul un étiquetage pour les
produits végétaux contenant plus de 0,9% d’OGM est imposé par la législation européenne.
Le HCB recommande un étiquetage «sans OGM» pour les produits végétaux contenant moins de 0,1% d’ADN transgénique, correspondant au seuil le plus bas techniquement réalisable pour le contrôle.
Pour les produits issus d’animaux (lait, viande, fromage) nourris avec des aliments contenant moins de 0,1% d’ADN transgénique, il préconise également une mention «nourri sans aliments OGM» ou
«issu d’animaux nourris sans aliments OGM».
Il estime toutefois justifié d’étendre cet étiquetage aux produits issus d’animaux nourris avec des aliments non étiquetés OGM mais susceptibles d’encontenir entre 0,1 et 0,9%, afin de valoriser
les efforts des éleveurs souhaitant utiliser des aliments non OGM mais dépendants des d’importations de pays tiers comme le Brésil.
Enfin pour les produits issus de l’apiculture, le CEES estime que la mention «sans OGM» devrait être fondée non pas sur un seuil mais sur une distance minimale entre le rucher et les cultures
d’OGM.
Mercredi 4 novembre 2009
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Malgré toutes nos centrales nucléaires, fleuron de notre "indépendance" énergétique EDF (société quasi privée) nous prépare au
risque de coupures, comme dans tous les pays où l'électricité a été privatisée, et à des augmentations de tarifs importantes dans les années à venir.
Il existe un risque de rupture d’approvisionnement en électricité en cas de froid intense cet hiver, (lié au "réchauffement" climatique ;-) prévient le gestionnaire du réseau de transport
d’électricité (RTE) dans un communiqué du 30 octobre.
Dans son analyse de l’équilibre entre l’offre et la demande d’électricité pour l’hiver 2009-2010, RTE estime que «la situation prévisionnelle de novembre 2009 à fin janvier 2010 est "nettement moins favorable que les années précédentes", l’arrivée de nouvelles centrales –éoliennes et thermiques à flamme– ne compensant pas «la baisse
conjoncturelle très prononcée de la disponibilité du parc de production français».
Peut-être faudrait-il développer aussi le solaire photovoltaïque ?
L’étude se base notamment sur le pic de consommation de la première semaine de janvier 2009, atteignant 83.500 mégawatts (MW).
RTE estime à au moins 4.000 MW, de novembre 2009 à janvier 2010, le niveau d’importation nécessaire pour pallier ce déficit de production.
«Avec des températures de 7 à 8°C durablement sous les normales saisonnières, le niveau d’importation pourrait atteindre la limite technique acceptable par le réseau français.»
En plein débat sur la voiture électrique et la création de la taxe carbone, qui ne concernera pas l’électricité, le gestionnaire du réseau «encourage» donc les gestes simples «comme éteindre la
lumière dans les pièces inoccupées, les appareils en veille, [l’usage raisonné] du chauffage électrique et des appareils électroménagers…»
Mardi 3 novembre 2009
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Comme l'a regretté à juste titre le MDRGF, le rapport de l'EFSA (European Food
Safety Autority - Autorité européenne de sécurité des aliments) sur les pesticides dans les aliments européens est paru en juillet dernier au moment où il avait le moins de
chance d'être lu !
C'est pourquoi nous avons choisi d'en rappeler les mauvais résultats pour la France : 7,6 % des fruits et légumes analysés en 2007 dépassaient les
limites autorisées contre 6% en 2006.
Pour les céréales, l'écart avec les autres pays européen est considérable : 8,16% des céréales analysées dépassaient ces limites en 2007, (contre
1,37% pour l’UE) !
Par ailleurs, alors que la dangerosité des mélanges de pesticides est soulignée, "le pourcentage de fruits, légumes ou céréales contenant plusieurs résidus à
la fois a légèrement diminué dans l’UE, alors qu'en France le nombre d’échantillons contenant plusieurs résidus a fortement augmenté de 25,8% en 2006 à 32,75 % en 2007.
Pour en savoir plus : http://www.mdrgf.org/ et le site de l'EFSA.
Lundi 2 novembre 2009
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Le Secours populaire consacre tout un dossier à la question de l'alimentation bio dans sa revue Convergence :
http://www.secourspopulaire.fr/dossiers-article.0.html?&cHash=6dd2c60745&id_article=502&id_dossier=76
Partant d'un certain nombre de constats, dont la
faiblesse du pouvoir d'achat des plus démunis et les carences nutritionnelles dont ils sont les principales victimes, l'article explique pourquoi, au-delà des apparences, l'alimentation biologique
les concerne.
Expliquant, à travers plusieurs arguments pourquoi elle est nécessairement plus chère - elle emploi plus de main d'oeuvre, son coût est réel (pas de frais cachés
qui seront de toute façon pris en charge par la collectivité...), le dossier met également l'accent sur une plus grande diversité de circuit de distribution.
Ainsi, en jonglant entre le marché, le producteur local, le magasin spécialisé ou la grande distribution, le consommateur peut acheter bio à un budget
comparable.
De même, pour reprendre les propos de Claude Aubert cité dans l'article "Pour alléger la facture, le passage à l’alimentation bio peut se faire par étape, en
commençant par l’achat des fruits et légumes comme les courgettes afin d’éliminer les pesticides de son assiette".
Si besoin était, ce qui est souligné ici c'est le caractère différent de la démarche bio, qu'elle concerne la production ou la consommation.
Le consommateur doit modifier ses habitudes, ce qui nécessité du temps et de la réflexion.
Et le dossier d'insister sur les signes de reconnaissances officiels (logo AB) qui seuls permettent de vérifier que le produit a bien été cultivé selon le mode
biologique.
Sage recommandation au moment où sous prétexte de vente directe, l'impasse sur cette exigence peut engendrer des abus.
source ProNatura : http://bio.pronatura.com
Dimanche 1 novembre 2009
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Un Français situé
à Manosque dans les Alpes de Haute
Provence a inventé une éolienne capable de condenser l'eau contenue dans l'air ambiant, et de produire ainsi jusqu'à 150 litres d'eau pure par heure
!
Cette invention fait la synthèse de plusieurs principes physique
simples, mis bout à bout, pour permettre la création d’eau, à partir de l’air.
Production en site isolé, zone désertique, situation d'urgence ou de catastrophe
lorsque le réseau est atteint et que l'eau n'est plus potable, les champ d'applications de cette éolienne sont innombrables !
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