Jeudi 17 décembre 2009 4 17 /12 /2009 09:48

Du 26 septembre au 10 octobre 2009, 102 associations locales, rattachées à l’association de protection des consommateurs UFC - Que Choisir, se sont rendues dans 1250 magasins de la grande distribution implantés en France.

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Ils y ont relevé les prix pratiqués en rayon de trois types de produits peu transformés, dont la matière première agricole constitue une part majeure, à savoir la volaille, la viande de porc et le lait demi-écrémé. Les résultats de l’enquête ont révélé l’écart scandaleux entre les prix agricoles et les prix alimentaires pratiqués en aval, permettant aux industriels et aux distributeurs de s’octroyer des marges pour le moins abusives. De fait, entre septembre 2007 et septembre 2009, alors que le prix du lait payé à l’éleveur a baissé de 7 %, le prix de la brique Candia a augmenté de 5 % et celle de la marque distributeur de 11 % (France Agrimer et INSEE).
Parmi les produits étudiés, le contraste le plus frappant concerne la barquette de deux escalopes de blanc de poulets commercialisée par la marque Le Gaulois. En effet, bien que le prix agricole moyen au kilo soit de 2,11 € pour ce produit, le prix moyen en rayon est de 11,99 €, accusant un différentiel de 9,88 €.

A la lumière de ces observations, l’UFC Que Choisir a invité, par courrier, les enseignes concernées à s’expliquer sur ces marges outrancières. Mais, sur les 1120 lettres envoyées, seules 226 ont obtenu une réponse, soit environ 20 %. Loin d’être éclairantes, ces réponses n’ont fait qu’éluder la question, certaines arguant que : « Nos prix d’achat sont confidentiels ».

Dénonçant ce manque de transparence quant à la « construction des prix alimentaires », Que Choisir entend mettre un terme à ces dérives et réclame l’extension du coefficient multiplicateur à l’ensemble des produits bruts ou peu transformés. Déjà en application pour les fruits et les légumes, ce dispositif consiste à calculer un prix de vente maximal, en multipliant le prix agricole par un coefficient défini en accord avec les professionnels. S’adaptant aux variations des prix agricoles, ce système préserve à la fois les consommateurs et les professionnels, en permettant à ces derniers de répercuter la hausse des cours agricoles mais en les contraignant également à baisser les prix en rayon en cas de baisse.

Selon l’INSEE, les ménages consacraient en moyenne 15,5 % (hors alcool) de leur budget au domaine alimentaire en 2006. Or, dans le contexte actuel de faible pouvoir d’achat, accentué en période de fêtes de fin d’années, une hausse des prix alimentaires s’avère difficilement soutenable pour les consommateurs, et plus encore pour les ménages aux revenus modestes.

Cécile Cassier

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Mercredi 16 décembre 2009 3 16 /12 /2009 17:11
«Après avoir soutenu depuis des lustres le chauffage électrique de type ‘grille-pain’ auquel ils donnent congé par la grande porte dans leur rapport, ils cherchent à le faire revenir par la fenêtre sous la forme des pompes à chaleur de mauvais rendement, notamment le type air/air qui est un fléau pour notre réseau électrique et nos émissions de CO2».

FESA-Bataille-Christian09_12_16.jpg «Ils», ce sont les députés Christian Bataille et Claude Birraux, «rapporteurs éternels de l’Office parlementaire de l’évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst) sur les questions énergétiques», dont le rapport récemment publié sur la norme de consommation électrique dans le logement neuf est sévèrement critiqué par le Comité de liaison des énergies renouvelables (Cler) et le Réseau action climat-France dans un communiqué du 9 décembre.

Les deux organisations jugent les propositions de l’Opecst «très confuses» et ne répondant pas à leur mission.
La mise en place du plafond de consommation d'énergie primaire de 50 kilowattheures par mètre carré et par an (kWh/m2/an) dans le bâtiment neuf était liée à un niveau de modulation, qui n’est pas fixé par le rapport.
Celui-ci recommande pourtant de le moduler en fonction de la zone géographique, de l’altitude et de la taille de l’habitat…

Cette modulation va de soi mais n'est pas suffisante, puisque le nouveau plafond de 5 kgCO2/m2/an ne résout pas le problème du chauffage électrique, indique Raphaël Claustre.
«Combien de grammes de CO2 par kilowattheure y a-t-il dans le chauffage électrique?» La question n'est pas réglée par le rapport.

Le Cler et le Rac-F voient dans ce plafond de 5 kg CO2/m2/an l’établissement d’une «réglementation bancale» dans laquelle «on ne pourrait plus par exemple se chauffer au bois».
Les deux organisations estiment qu’«il y a urgence à rétablir le cap en mettant en place une réglementation thermique 2012 qui définisse réellement un cadre ambitieux guidant le secteur du bâtiment vers les pratiques d'avenir».

«L'administration va être obligée de prendre ce rapport de l'Opecst en compte, alors qu'elle a réalisé au moins 50 réunions sur la réglementation thermique 2012 avec les acteurs», estime Raphaël Claustre.
Sans compter que la nouvelle RT est censée entrer en vigueur dès 2011 pour l'Etat et le secteur tertiaire...
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Mardi 15 décembre 2009 2 15 /12 /2009 01:00

Pour faire face à la montée des températures, à la modification du cycle des pluies et des sécheresses, l’accent doit être mis sur des solutions simples et concrètes telles que la rotation des cultures, l’utilisation de résidus pour le compostage ou le paillage, le réensemencement ou encore l’amélioration de la gestion des pâturages.

Selon le rapport, 70 % du potentiel de réduction des émissions du secteur agricole pourraient être réalisés dans les pays en développement, même si cela ne doit pas décharger les pays industrialisés de s’engager dans la même voie.
En parallèle de ces actions de terrain, l’organisation des Nations unies regrette que l’agriculture ait été écartée des principaux mécanismes de financement de la lutte climatique actuellement à l’affiche du sommet de Copenhague.

Pour Alexander Müller, sous-directeur général de la FAO (1), « Des mécanismes de financement en matière de climat qui cibleraient l'agriculture pourraient accélérer les efforts de réduction des émissions et d'adaptation au changement climatique tout en contribuant à la réduction de la pauvreté et de la faim ».
Enfin, les améliorations apportées à l’exploitation agricole pourraient, de surcroît, aider à lutter contre la déforestation, les gains de productivité associés et la nourriture supplémentaire produite rendant superflu le sacrifice des forêts au profit agricole.

http://www.fao.org/climatechange/fr/
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Lundi 14 décembre 2009 1 14 /12 /2009 08:18

Du 7 au 18 décembre, Copenhague, capitale danoise, accueille les délégations de quelque 192 pays pour débattre de la suite à donner au Protocole de Kyoto, accord international signé dans le cadre de la lutte contre le changement climatique, dont l’échéance prendra acte en 2013.

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A l’occasion de ce sommet, la FAO (1) apporte sa pierre à l’édifice et présente un rapport démontrant le rôle clé de la production agricole mondiale dans la lutte climatique.

Ce postulat repose sur deux constats d’apparence contradictoire. D’une part, l’agriculture est un secteur fort émetteur de gaz à effet de serre, responsable à lui seul de 14 % des émissions globales.

Pour autant, la production agricole s’avère également extrêmement vulnérable face aux bouleversements climatiques.

Or, cette vulnérabilité est particulièrement inquiétante alors même que 70 % d’augmentation de la production alimentaire seront nécessaires pour nourrir les 2,3 milliards de bouches supplémentaires attendues d’ici 2050.

Plaçant la question agricole au cœur de la bataille climatique, la FAO insiste sur le fait que les pratiques culturales requises à des fins d’adaptation aux changements climatiques sont sensiblement identiques à celles travaillant à la sécurité alimentaire.


Cécile Cassier Univers Nature

1- Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture.
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Vendredi 11 décembre 2009 5 11 /12 /2009 05:51

Le texte danois reprend par ailleurs l’ambition largement partagée de limiter le réchauffement à +2°C et, pour y parvenir, vise une réduction de moitié des émissions mondiales d’ici à 2050 par rapport à 1990 - ou de 58% par rapport à leur niveau de 2005 -

Les pays développés assumant collectivement une baisse de 80% de leurs émissions.

Mais il recommande aussi un "pic" pour les émissions des pays en développement - lui aussi laissé en blanc - au-delà duquel celles-ci devront commencer à baisser, ce que à quoi se sont collectivement et fermement opposés la Chine, l’Inde, le Brésil et l’Afrique du sud pendant une réunion à Pékin, fin novembre.

"Il est trop tôt pour parler d’un pic pour les pays en développement", a réaffirmé mardi soir le négociateur chinois Su Wei, interrogé sur ce document.

Quant au financement de la lutte contre l’effet de serre et de l’aide à l’adaptation des pays en développement aux dérèglements du climat, point dur des négociations, le document suggère une aide immédiate de 10 milliards de dollars par an jusqu’en 2012 pour les plus vulnérables, mais indique seulement que des "ressources financières substantiellement augmentées seront nécessaires".

"Les tactiques de négociations en coulisse sous la présidence danoise se sont centrées sur la volonté de complaire aux pays riches et puissants, plutôt que de servir la majorité des Etats qui réclament une solution équitable et ambitieuse", a estimé Kim Carstensen, du WWF tandis que Martin Kaiser, de Greenpeace, jugeait qu’elle "nourrit la méfiance". Pour Antonio Hill, d’Oxfam, "les Danois ont désormais la responsabilité d’éclaircir la situation", étape indispensable en vue de faire retomber la tension.

 

© 2009 AFP / Par Anne CHAON et Jérôme CARTILLIER

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