Vendredi 6 novembre 2009
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Le Haut conseil des biotechnologies (HCB) a rendu hier son avis sur la définition des filières dites «sans OGM», suite à la saisine du 15 juin dernier des
ministères de l’environnement, de l’agriculture et de la consommation, en application de la loi du 25 juin 2008.
Pour Arnaud Gossement, porte-parole de France nature environnement (FNE), «cet avis va dans le bon sens mais il est loin de trancher le débat, notamment
sur la coexistence des filières OGM et non OGM, un non-sens scientifique».
Il lui attribue toutefois certains mérites, comme avoir rompu «avec la doxa des semenciers» qui prônaient un seuil de 0,9%, avoir reconnu l’existence «d’une zone grise entre 0,1 et 0,9%», et
proposé un étiquetage des produits issus d'animaux nourris aux OGM, «chose qui n'a jamais été acceptée jusqu'à présent».
Fait notoire, la Confédération Paysanne, farouchement opposée aux OGM, se montre également satisfaite de la recommandation du Haut conseil, qui
«facilitera les démarches des agriculteurs, des filières et des consommateurs qui veulent produire et se nourrir avec le moins d’OGM possible», même s’il s’agit d’un «pas encore insuffisant».
Pour Greenpeace, cette définition du «sans OGM» est «la moins mauvaise possibilité» pour pérenniser et développer des filières sans OGM.
L’ONG rappelle néanmoins son désaccord avec la loi OGM et le concept de coexistence, «impossible dans les faits». Pour les associations, seul un seuil de 0% serait en effet acceptable.
La CLCV, une des plus importantes associations de consommateurs et d'usagers, a également salué «une avancée importante pour de nombreux consommateurs qui souhaitent pouvoir distinguer les aliments
produits avec ou sans OGM».
Les professionnels des semences et de la protection des plantes, ont en revanche regretté que les propositions du HCB «ne soient pas éclairées par l'analyse économique de leur faisabilité et des
conséquences de leur application», rapporte l’AFP.
Dans un communiqué commun, les ministres de l’environnement, de l’économie, de l’agriculture, de la recherche et du commerce indiquent que le gouvernement préparera «sur la base de cet avis», un
projet de décret définissant l’étiquetage des produits sans OGM et que les travaux relatifs aux modalités de coexistence des filières seront parallèlement engagés. Les textes d’application seront
également soumis pour avis au HCB.
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