Les Etats-Unis font la guerre au bisphénol A ; la France déserte
Le 9 juin, une délégation du Réseau Environnement Santé (RES), auteur d’une campagne visant à interdire le recours au bisphénol A (BPA), rencontrait un conseiller de Roselyne Bachelot, ministre de la santé. Cette rencontre faisait suite au récent discours de la ministre, tenu le 31 mars dernier, faisant état de l’absence de preuves scientifiques attestant de risques avérés relatifs à l’utilisation du BPA, bien que ce composé chimique soit reconnu comme un perturbateur endocrinien imitant l’hormone sexuelle féminine qu’est l’œstrogène, avec des effets potentiels sur la fertilité et le système hormonal.

Lors de cette rencontre, le RES a renouvelé ses revendications, lesquelles consistent en la révision de la norme européenne pour le Bisphénol A fixée à partir de deux études négatives issues de l’industrie chimique, l’intégration du BPA à la liste des substances prioritaires dans le cadre du règlement REACH ainsi qu’une évaluation du niveau et des sources de contamination au BPA de la population par les agences de sécurité sanitaire concernées. En outre, le RES a demandé que l’Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS) soit saisie pour examiner la déontologie et l’impartialité de l’expertise menée par l’AFSSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments) sur le BPA, sur laquelle repose l’avis gouvernemental.
En totale opposition avec la position défendue par le gouvernement français, les Etats-Unis se montrent bien moins cléments vis-à-vis du bisphénol A. En effet, alors qu’à la mi-mars les parlementaires américains présentaient un projet de loi visant à prohiber la commercialisation de récipients alimentaires contenant du BPA, le Sénat de l’Etat de Californie vient de voter l’interdiction du Bisphénol A dans les plastiques alimentaires. Une loi similaire a, semble-t-il, été publiée par l’Etat du Connecticut dont la mise en œuvre est prévue pour le 1er octobre 2011. Enfin, la nouvelle directrice de la Food and Drug Administration (FDA) a annoncé que l’agence allait réexaminer sa position, les médias américains ayant rendu public des échanges mails, entre l’ancienne directrice de la FDA et l’industrie chimique, révélateurs du lobbying mis en place par cette dernière. Pour le RES, il est plus que temps que la France emprunte le même chemin.

Lors de cette rencontre, le RES a renouvelé ses revendications, lesquelles consistent en la révision de la norme européenne pour le Bisphénol A fixée à partir de deux études négatives issues de l’industrie chimique, l’intégration du BPA à la liste des substances prioritaires dans le cadre du règlement REACH ainsi qu’une évaluation du niveau et des sources de contamination au BPA de la population par les agences de sécurité sanitaire concernées. En outre, le RES a demandé que l’Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS) soit saisie pour examiner la déontologie et l’impartialité de l’expertise menée par l’AFSSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments) sur le BPA, sur laquelle repose l’avis gouvernemental.
En totale opposition avec la position défendue par le gouvernement français, les Etats-Unis se montrent bien moins cléments vis-à-vis du bisphénol A. En effet, alors qu’à la mi-mars les parlementaires américains présentaient un projet de loi visant à prohiber la commercialisation de récipients alimentaires contenant du BPA, le Sénat de l’Etat de Californie vient de voter l’interdiction du Bisphénol A dans les plastiques alimentaires. Une loi similaire a, semble-t-il, été publiée par l’Etat du Connecticut dont la mise en œuvre est prévue pour le 1er octobre 2011. Enfin, la nouvelle directrice de la Food and Drug Administration (FDA) a annoncé que l’agence allait réexaminer sa position, les médias américains ayant rendu public des échanges mails, entre l’ancienne directrice de la FDA et l’industrie chimique, révélateurs du lobbying mis en place par cette dernière. Pour le RES, il est plus que temps que la France emprunte le même chemin.
Cécile Cassier - Univers Nature
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