L'enfer des poules en batterie perdure en dépit de la législation (2 & fin)

Publié le par FESA

Aggravées par cette surpopulation, les conditions sanitaires s’avèrent déplorables. Alors que la réglementation actuelle impose une inspection quotidienne de l’intégralité des installations, des cadavres de poules en décomposition jonchent les cages surchargées.
Certains de ces cadavres freinent momentanément le convoyage des œufs vers le centre de tri.
En réaction à ces abus, L214 et la Société Nationale de Défense des Animaux (SNDA) ont décidé de porter plainte pour cruauté envers des animaux.

Réalisé en janvier 2000 pour évaluer la perception des élevages de poules pondeuses en batterie par les Français, un sondage révélait que 86 % des personnes interrogées seraient favorables à l’interdiction de ce type d’élevage et à l’obligation de recourir uniquement à l’élevage en plein air, même si cela devait se traduire par une augmentation du prix des œufs.
Pourtant, bien que de plus en plus de circuits de grande distribution, tels que Unilever (marques Amora, Maille), McDonald’s, la marque Repère de Carrefour Belgique excluent de leurs rayons les œufs issus d’élevages en batterie, des groupements de producteurs continuent à inciter à l’installation de ce mode d’élevage.
Plus inquiétant, les nouvelles installations sont de plus en plus importantes, comprenant des exploitations pouvant dépasser les 100 000 poules aux dires de l’association.
Outre le fait qu’il nie totalement le respect le plus basique de l’animal, ses dérives s’apparentant à des actes de maltraitance, ce mode d’élevage présente un risque accru d’infection par les salmonelles par rapport aux autres modes de production.
Malgré cela, l’élevage en batterie de cages reste aujourd’hui le mode d’élevage de poules pondeuses le plus pratiqué en France d’après L214.
Cécile Cassier - Univers Nature
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