L’abeille disparaît à cause des pesticides (1)

Publié le par FESA

Le Grenelle de l’environnement a viré en Grenelle de l’empoisonnement : l’industrie agrochimique remplace les anciennes molécules moins rentables par de nouvelles bien plus lucratives et d’une toxicité encore jamais vue. Maintenant, on ne mesure plus le toxique en mg/l, ou en ppm, mais en ppb (partie par milliard).

Exemple du Cruiser récemment autorisé.
La fine pellicule d’enrobage d’un grain de maïs contient 0,63 mg de thiaméthoxam (source Syngenta).
Ouvrez un ces sacs de semences Cruiser, prenez un grain de maïs, un seul, balancez-le dans une cuve de 5 000 litres d’eau, vous atteignez une contamination de 0,126 microgramme/litre, soit au-dessus de la norme européenne de 0,1 microgramme/litre pour l’eau potable.

Le thiaméthoxam est hyper soluble dans l’eau (jusqu’à 5 gr/litre d’eau).
Semé à 100 000 grains/hectare, le potentiel de contamination d’un ha de maïs Cruiser correspond donc à la contamination potentielle d’un demi-milliard de litres d’eau à 0,126 microgrammes/litres.

Une partie de ce thiaméthoxam arrivera inéluctablement à votre robinet. Une partie aussi, c’est l’objectif, se diffusera dans la sève de la plante et, cette fois, ce sont nos petites abeilles et tous les insectes pollinisateurs qui resteront sur le champ.
Et quel impact d’un tel poison sur les vers de terre et toute la flore microbienne du sol ?
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