L’abeille disparaît à cause des pesticides (3)

Publié le par FESA

Elle est présente partout. Une étude, en 2002-2003, relevait que 60 % à 70% des pollens de végétation spontanée contenaient de l’Imidaclopride à des doses suffisantes pour constituer une toxicité chronique.

La plupart des apiculteurs sont convaincus de ces faits, mais ce n’est pas facile pour eux de le prouver : les abeilles ne revenant pas à la ruche, il est difficile de les faire analyser.
On assiste de plus en plus à une dépopulation des ruches tout au long de la saison, avec beaucoup de problèmes de fertilité (beaucoup de ruches bourdonneuses).
Et que sait-on aujourd’hui des effets synergiques de plusieurs molécules ?
On retrouve un tel cocktail dans la nature, même dans l’eau de pluie. (Voir étude 1999-2002.(3))

Une récente étude en Italie a prouvé l’extrême toxicité des exsudats de maïs traités aux néonicotinoïdes, de l’ordre de 1 000 fois la dose fatale à l’abeille(4)

La plupart des apiculteurs sont écoeurés du refrain de l’AFSSA : “Les mortalités d’abeilles sont dues à des causes multifactorielles.”
 L’apiculteur était-il plus compétent autrefois ? Il y a moins de vingt ans, des “papis” produisaient du miel en se contentant de soulever le toit de la ruche deux fois par an, une fois pour poser la hausse, une fois pour l’enlever.
Leur principal souci était d’avoir des ruches vides pour installer les essaims naturels qui se présentaient.

(3) “Produits phytosanitaires dans les eaux de pluie de la Région Nord-Pas-de-Calais”, 1999-2002, l’étude ne semble plus téléchargeable (résultats peut être trop inquiétants ?).
(4) http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3634
http://www.mieliditalia.it/n_rugiada.htm
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