Copenhague: «l’implacable arithmétique climatique» est en marche (1)

Publié le par FESA

Où en sont les négociations destinées à préparer l’après-Kyoto?
A un peu moins de trois mois de la conférence de Copenhague, l’incertitude est totale.


Réunis en même temps que le sommet du G8 de L’Aquila (Italie) en juillet dernier, les 17 «pays» (Union européenne incluse) les plus émetteurs au monde avaient validé un objectif maximum de 2°C de réchauffement d’ici 2100, mettant ainsi en branle «une arithmétique implacable du climat», selon Emmanuel Guérin, coordinateur du programme Climat de l'Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri), au cours d’un point d’étape sur les négociations climatiques mercredi 23 septembre.
Connu pour permettre d’éviter une cascade d’événements climatiques insupportables et très souvent rappelé, ce chiffre a été pour la première fois tacitement adopté par les Etats à ce moment-là en juillet, rappelle Emmanuel Guérin.

Il n’est pas sans conséquences, car se traduisant pour l’humanité «par un ‘budget carbone’ de 44 à 48 gigatonnes équivalent CO2 en 2020, 35 GteqCO2 en 2030, puis 20 GteqCO2 en 2050», selon lui.
Or, si les émissions de gaz à effet de serre (GES) de la Chine et de l’Inde continuent de croître comme aujourd’hui, elles égaleront à elles seules plus de 40 GteqCO2 en 2030, soit plus que le budget carbone disponible à cette date pour limiter la casse climatique.


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