Climat : coup de colère à Copenhague des pays en développement (2 & fin)

Publié le par FESA

Le texte danois reprend par ailleurs l’ambition largement partagée de limiter le réchauffement à +2°C et, pour y parvenir, vise une réduction de moitié des émissions mondiales d’ici à 2050 par rapport à 1990 - ou de 58% par rapport à leur niveau de 2005 -

Les pays développés assumant collectivement une baisse de 80% de leurs émissions.

Mais il recommande aussi un "pic" pour les émissions des pays en développement - lui aussi laissé en blanc - au-delà duquel celles-ci devront commencer à baisser, ce que à quoi se sont collectivement et fermement opposés la Chine, l’Inde, le Brésil et l’Afrique du sud pendant une réunion à Pékin, fin novembre.

"Il est trop tôt pour parler d’un pic pour les pays en développement", a réaffirmé mardi soir le négociateur chinois Su Wei, interrogé sur ce document.

Quant au financement de la lutte contre l’effet de serre et de l’aide à l’adaptation des pays en développement aux dérèglements du climat, point dur des négociations, le document suggère une aide immédiate de 10 milliards de dollars par an jusqu’en 2012 pour les plus vulnérables, mais indique seulement que des "ressources financières substantiellement augmentées seront nécessaires".

"Les tactiques de négociations en coulisse sous la présidence danoise se sont centrées sur la volonté de complaire aux pays riches et puissants, plutôt que de servir la majorité des Etats qui réclament une solution équitable et ambitieuse", a estimé Kim Carstensen, du WWF tandis que Martin Kaiser, de Greenpeace, jugeait qu’elle "nourrit la méfiance". Pour Antonio Hill, d’Oxfam, "les Danois ont désormais la responsabilité d’éclaircir la situation", étape indispensable en vue de faire retomber la tension.

 

© 2009 AFP / Par Anne CHAON et Jérôme CARTILLIER

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