Comment certaines multinationales imposent leurs semences

Publié le par FESA

Selon une étude mandatée par des organisations suisses agricoles, de consommateurs et de développement (1), portant sur 4 espèces de légumes fréquemment consommés en Suisse, les multinationales Syngenta et Monsanto détiennent à elles seules 56 % des variétés de poivrons, 62 % des variétés de tomates et 71 % de toutes les variétés de choux-fleurs protégées en Europe.
FESA-MonsantoPaDangereu-12_06_08.jpgCette mainmise fait pression sur les petits producteurs et les sélectionneurs, qui ne sont pas de taille à contrer une homogénéisation des semences commerciales et la hausse des prix pratiqués.

Illustration du lobbying qui sévit dans les sphères agricoles, la plupart des légumes consommés en Suisse appartiennent donc aux mêmes entités qui commercialisent les pesticides les plus utilisés.
Actuellement, près de la moitié des légumes consommés en Suisse sont importés, la majorité des plants de légumes provenant de l’Union européenne. Ignorant l’origine des variétés maraîchères commercialisées (2), les commerçants de détail et les consommateurs ne sont pas en mesure de faire le tri.
Seule une totale transparence sur les variétés vendues facilitera la surveillance des marchés et permettra aux consommateurs d’acheter en connaissance de cause.
Source : Univers Nature (Cécile Cassier)
1- L’étude a été mandatée par les organisations suivantes : Déclaration de Berne, SWISSAID, IP Suisse, Bio Suisse, Pro Specie Rara, Stiftung für Konsumentenschutz (SKS), Fédération Romande des Consommateurs (FRC) et Associazione consumatrici e consumatori della Svizzera italiana (ACSI).
2- Exception faite des pommes, des poires et des pommes de terre.
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