Deux variétés d'OGM discrètement autorisées à entrer sur le marché (2 & fin)

Publié le par FESA

"Ne pas sous-estimer le poids des lobbies" (Greenpeace)

 

En ce qui concerne le T25, le ministère de l'Agriculture a expliqué que, là encore, cette autorisation ne concernait que "la commercialisation et non la mise en culture".

"Ce n'est qu'une autorisation de commercialisation pour dix ans, pas de culture.

En aucun cas cette variété ne pourra être cultivée en France", a insisté un porte-parole. Sauf que, selon la Confédération paysanne, la culture du T25 n'est pas interdite en France.

"En fait, elle n'est ni interdite ni autorisée, car la demande n'a pas été faite", explique Michel David, son secrétaire national.

L'explication est simple : les agriculteurs n'ont aujourd'hui pas besoin du T25, car son intérêt est qu'il résiste à un certain herbicide, un herbicide "total" appelé glufosinate d'ammonium, "très toxique" selon Greenpeace.

Or cet herbicide n'est, lui, pas utilisé en France, pour l'instant.

FESA-Arnaud-Apoteker-OGM-Greenpeace-10_08_04.jpgIl fait même partie des 22 substances que l'Europe a décidé d'interdire à partir de 2017, selon Arnaud Apoteker.


Mais, à ses yeux, cette interdiction annoncée n'est plus très crédible : "Il ne faut pas sous-estimer le poids des lobbies.

Il est très possible que l'interdiction progressive de l'Europe soit au moins retardée, si ce n'est annulée.

D'ailleurs, le gouvernement n'avait pas besoin d'inscrire le T25 au catalogue officiel pour en autoriser la commercialisation.

Cela montre bien que l'objectif est d'autoriser la mise en culture.

On pourrait en voir apparaître dès 2011", affirme-t-il.

Selon le ministère, qui dément toute volonté d'agir au creux de l'été, c'est "le Conseil d'État, saisi en 2004 par les entreprises commercialisantes, qui a imposé en octobre 2009 cette réinscription du maïs T25, arguant que le ministère n'avait pas motivé son refus" précédemment.

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