L'Académie des Sciences confirme l'origine humaine du réchauffement climatique (5)

Publié le par FESA

Les facteurs d'évolution du climat

L'augmentation des concentrations atmosphériques des gaz à effet de serre, autres que la vapeur d'eau qui se recycle rapidement et en permanence, est un élément très important, qui doit être observé avec précision sur plusieurs décennies pour donner lieu à une interprétation fiable.

 

Le dioxyde de carbone (CO2) : sa concentration augmente continûment depuis le milieu du XIXe siècle, en raison principalement des activités industrielles, passant de 280 ppm vers 1870 à 388 ppm en 2009.

Le taux de croissance mesuré depuis 1970 est environ 500 fois plus élevé que celui observé en moyenne sur les 5 000 dernières années.

Les études isotopiques montrent que l'origine de cette augmentation est due pour plus de la moitié à la combustion des combustibles fossiles, le reste aux déboisements massifs et pour une faible part à la production de ciment.


Le méthane (CH4) : dû notamment aux fermentations diverses (zones humides, ruminants, déchets domestiques, biomasse, ...), aux fuites de gaz naturels et à la fonte du pergélisol, sa concentration s'est accrue de 140 % sur la même période.

Elle semble cependant stabilisée depuis 2000.

FESA-Hoax-ChangtClimat-BD-10_10_31.gifLe protoxyde d'azote (N2O) : dû en grande partie aux activités agricoles (dont la biodégradation des nitrates agricoles dans les milieux souterrains anoxiques), sa concentration a augmenté de 20 % sur la même période.

L'augmentation de l'effet de serre induit pour l'ensemble de ces trois composants est de 2,3 W/m2.

Les analyses de la glace des calottes polaires montrent que les ocncentrations en CO2, CH4 et N2O n'ont vraisemblablement jamais été aussi élevées depuis 800 000 ans.

 

L'énergie totale rayonnée par le Soleil est dominée par la partie visible du spectre et a très peu varié au XXe siècle si on fait la moyenne sur les cycles d'activité de 11 ans. La variation relative de cette énergie durant ces cycles est de l'ordre du millième.

Le forçage(1) correspondant, de l'ordre de 0,2 W/m2, est 10 fois plus faible que celui dû à l'augmentation de l'effet de serre lié aux activités humaines.

L'irradiance mesurée depuis l'espace a diminué de 0,02 % entre l'avant-dernier et le dernier cycle solaire, tandis que les indicateurs climatiques ont montré un réchauffement sur cette période de 40 ans.

L'activité du Soleil ne peut donc être le facteur dominant de ce réchauffement.

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article