La croissance «verte» pour contrer la crise (3 & fin)
«Au moins un actif sur deux est impacté par le plan Grenelle, il s’agit d’une métamorphose des modes de consommation et de production», a estimé Jean-Louis Borloo.
«Dans la panoplie des mesures du Grenelle, ce plan représente la mutation la plus importante.»
Il a mobilisé plusieurs ministères ainsi que le haut commissariat aux solidarités actives contre la pauvreté.
Son directeur, Martin Hirsch a d’ailleurs indiqué que dès la rentrée 2010, le service public d’orientation serait opérationnel sur ces questions de «métiers verts». Autre mesure concrète, la création à cette même date d’une filière de formation au métier de technicien en énergies renouvelables et en services à l’énergie.
Le directeur général adjoint de Pôle emploi a également fait savoir, sous réserve du vote lors du prochain conseil d’administration, que l’organisme s’engagerait en 2010 à proposer 5% des 250 millions € consacrés annuellement à la formation, à des formations «vertes».
Quelques intervenants ont cependant tempéré les propos gouvernementaux.
Ainsi, Marcel Grignard, secrétaire national de la CFDT, a estimé que «la projection d’emplois est pour l’instant très aléatoire» et qu’il ne faut pas «ringardiser» les métiers qui ne sont pas «verts».
Pour Jean-Luc Thomas, président du comité de filière «électromécanique», c’est plus «une évolution des métiers qu’il faut conduire, que la création de nouveaux métiers». Du côté des associations environnementales, la fédération France nature environnement est plutôt critique. Elle dénonce «des emplois vert pâle, plus politiques qu’écologiques».
«L’objectif de la filière Automobiles demeure de produire davantage de véhicules individuels. […] Les filières identifiées répondent avant tout à des choix d’investissement politiques et économiques, et non à des innovations réellement porteuses d’emplois et de moindres impacts sur l’environnement», rappelle-t-elle dans un communiqué.
«Dans la panoplie des mesures du Grenelle, ce plan représente la mutation la plus importante.»
Il a mobilisé plusieurs ministères ainsi que le haut commissariat aux solidarités actives contre la pauvreté.
Son directeur, Martin Hirsch a d’ailleurs indiqué que dès la rentrée 2010, le service public d’orientation serait opérationnel sur ces questions de «métiers verts». Autre mesure concrète, la création à cette même date d’une filière de formation au métier de technicien en énergies renouvelables et en services à l’énergie.
Le directeur général adjoint de Pôle emploi a également fait savoir, sous réserve du vote lors du prochain conseil d’administration, que l’organisme s’engagerait en 2010 à proposer 5% des 250 millions € consacrés annuellement à la formation, à des formations «vertes».
Quelques intervenants ont cependant tempéré les propos gouvernementaux.
Ainsi, Marcel Grignard, secrétaire national de la CFDT, a estimé que «la projection d’emplois est pour l’instant très aléatoire» et qu’il ne faut pas «ringardiser» les métiers qui ne sont pas «verts».
Pour Jean-Luc Thomas, président du comité de filière «électromécanique», c’est plus «une évolution des métiers qu’il faut conduire, que la création de nouveaux métiers». Du côté des associations environnementales, la fédération France nature environnement est plutôt critique. Elle dénonce «des emplois vert pâle, plus politiques qu’écologiques».
«L’objectif de la filière Automobiles demeure de produire davantage de véhicules individuels. […] Les filières identifiées répondent avant tout à des choix d’investissement politiques et économiques, et non à des innovations réellement porteuses d’emplois et de moindres impacts sur l’environnement», rappelle-t-elle dans un communiqué.
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