La mort du p'ti ch'val !
Algues vertes : scandale d’un rapport qui aurait dû rester confidentiel.
Depuis la mort d’un cheval en Côtes d’Armor le 28 juillet 2009, le fléau de la prolifération croissante des algues vertes sur le littoral breton ne cesse de monopoliser le devant de la scène médiatique. Loin d’être clos, le débat a été relancé le 20 octobre dernier suite à l’évocation, dans les colonnes des journaux Ouest-France et du Télégramme, d’un rapport confidentiel adressé par le préfet des Côtes d’Armor, Jean-Louis Fargeas, au Premier ministre.(voir notre article de Vendredi 23/10).
Edifiant, ce document, qui n’était pas destiné à être porté à la connaissance du public, revient sur les enjeux soulevés par ce désastre environnemental.
Sans langue de bois, l’élu désigne clairement les pratiques agricoles bretonnes, et plus particulièrement l’élevage, comme principaux responsables de la progression des algues vertes sur le littoral.
Approfondissant son analyse, il s’en prend en amont aux dispositions prises par les autorités publiques, dont l’inefficacité et le laxisme ont conduit à cet état de faits.
Figurent parmi les mesures incriminées la directive nitrates, le programme d’action bassin versant, les moyens incitatifs, les contrôles et le renforcement de l’application de la réglementation.
Pour l’auteur du rapport, il est aujourd’hui nécessaire que l’Etat adopte une « politique volontariste » afin de « révolutionner […] les pratiques agricoles ».
Si France Nature Environnement (FNE) reconnaît le rôle prépondérant de l’agriculture dans l’apparition des marées vertes, l’association insiste cependant sur la nécessité de prendre en compte l’intégralité des éléments entrant en jeu.
De fait, l’assainissement urbain, le tourisme et l’industrie ont également leur part de responsabilité.
Désapprouvant la stigmatisation d’une profession en particulier, FNE appelle à une révision en profondeur de « l’ensemble du modèle économique et social » pour satisfaire à l’objectif de réduction de 40 % des effluents arrivant à la mer d’ici 2012 (Grenelle de la Mer).
Mais, si elle privilégie l’action immédiate, elle n’en rejette pas moins certaines propositions radicales énoncées par Jean Louis Fargeas dans son rapport, dont « l’arrêt total de l’agriculture sur le bassin versant avec une conversion totale des terres en prairies fauchées mais non fertilisées ».
Qualifiant cette déclaration d’utopique et de non réalisable, l’organisme de protection environnementale mise, quant à lui, sur « un nouveau projet pour l’agriculture bretonne », orienté vers l’agriculture biologique et de Haute Valeur Environnementale (HVE).
Au menu de ce programme : faible dépendance aux intrants que sont les engrais, l’énergie, l’alimentation du bétail etc., ainsi qu’une place réservée à la nature (prairies naturelles, haies, bosquets…).
Mais, bien que les moyens d’actions proposés diffèrent, tous s’accordent à dire que seul le positionnement des autorités supérieures est en mesure de faire évoluer la situation.
Dans le bon sens, on l’espère.
Depuis la mort d’un cheval en Côtes d’Armor le 28 juillet 2009, le fléau de la prolifération croissante des algues vertes sur le littoral breton ne cesse de monopoliser le devant de la scène médiatique. Loin d’être clos, le débat a été relancé le 20 octobre dernier suite à l’évocation, dans les colonnes des journaux Ouest-France et du Télégramme, d’un rapport confidentiel adressé par le préfet des Côtes d’Armor, Jean-Louis Fargeas, au Premier ministre.(voir notre article de Vendredi 23/10).
Edifiant, ce document, qui n’était pas destiné à être porté à la connaissance du public, revient sur les enjeux soulevés par ce désastre environnemental.
Sans langue de bois, l’élu désigne clairement les pratiques agricoles bretonnes, et plus particulièrement l’élevage, comme principaux responsables de la progression des algues vertes sur le littoral.
Approfondissant son analyse, il s’en prend en amont aux dispositions prises par les autorités publiques, dont l’inefficacité et le laxisme ont conduit à cet état de faits.
Figurent parmi les mesures incriminées la directive nitrates, le programme d’action bassin versant, les moyens incitatifs, les contrôles et le renforcement de l’application de la réglementation.
Pour l’auteur du rapport, il est aujourd’hui nécessaire que l’Etat adopte une « politique volontariste » afin de « révolutionner […] les pratiques agricoles ».
Si France Nature Environnement (FNE) reconnaît le rôle prépondérant de l’agriculture dans l’apparition des marées vertes, l’association insiste cependant sur la nécessité de prendre en compte l’intégralité des éléments entrant en jeu.De fait, l’assainissement urbain, le tourisme et l’industrie ont également leur part de responsabilité.
Désapprouvant la stigmatisation d’une profession en particulier, FNE appelle à une révision en profondeur de « l’ensemble du modèle économique et social » pour satisfaire à l’objectif de réduction de 40 % des effluents arrivant à la mer d’ici 2012 (Grenelle de la Mer).
Mais, si elle privilégie l’action immédiate, elle n’en rejette pas moins certaines propositions radicales énoncées par Jean Louis Fargeas dans son rapport, dont « l’arrêt total de l’agriculture sur le bassin versant avec une conversion totale des terres en prairies fauchées mais non fertilisées ».
Qualifiant cette déclaration d’utopique et de non réalisable, l’organisme de protection environnementale mise, quant à lui, sur « un nouveau projet pour l’agriculture bretonne », orienté vers l’agriculture biologique et de Haute Valeur Environnementale (HVE).
Au menu de ce programme : faible dépendance aux intrants que sont les engrais, l’énergie, l’alimentation du bétail etc., ainsi qu’une place réservée à la nature (prairies naturelles, haies, bosquets…).
Mais, bien que les moyens d’actions proposés diffèrent, tous s’accordent à dire que seul le positionnement des autorités supérieures est en mesure de faire évoluer la situation.
Dans le bon sens, on l’espère.
Cécile Cassier - Univers nature
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