Label "BIO" : Trop de labels tuent le label ?

Publié le par FESA

Plus encore, ce label intègre une démarche de cohérence et d’amélioration continue grâce à l’établissement d’une charte, qui reprend les grands principes de l’agriculture biologique, et de la pratique d’un autodiagnostic.

Ce diagnostic permettra aux acteurs de la filière de faire le point sur leurs pratiques et favorisera l’amélioration écologique, sociale et économique du label et de la filière.


FESA-Certipaq-logo-10_04_24.jpgPour garantir du sérieux de ce nouveau label, son obtention sera contrôlée par cinq organismes certificateurs accrédités (Qualité France, Ecocert, CERTIPAQ,…) et attribué par un comité interne de l'association Bio Cohérence (qui succédera à Alternative Bio 2009).


Pourtant, si la démarche vers davantage d’exigences environnementales est louable, elle risque de participer encore plus à la confusion des consommateurs qui voient fleurir florilège de labels, d’allégations environnementales plus ou moins sérieuses et de mentions obligatoires.

Or 65% des Français considèrent déjà qu’il y a trop de labels pour les produits durables selon l’étude Institut Médiascopie / Ethicity 2010.

Et voilà qu’un nouveau logo européen, un nouveau label bio et bientôt peut-être un étiquetage carbonetemps, ce qu’espérait pourtant la Commission européenne en harmonisant les logos bio.

Pire, cela pourrait profiter au greenwashing, cette pratique qui consiste à utiliser de faux arguments verts pour vendre des produits qui ne le sont pas débarquent sur les paquets d’emballages…

Tout ceci ne facilitera pas vraiment les achats des consommateurs dans un premier temps.

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