Réduire les pesticides : un engagement du gouvernement à respecter et pourtant ...
"L'objectif de diminution de 50%, on sera en incapacité de l'atteindre, sauf à accélérer un processus dans des conditions et dans des mesures que je n'imagine pas aujourd'hui" a affirmé mardi 24/07 Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture, devant la mission commune d'information sur les pesticides du Sénat.
"On a bien un problème" a reconnu le ministre de l'Agriculture, tout en évoquant des progrès, comme le fait d'avoir réussi à diminuer de près de 87% les recours à des molécules actives qui étaient considérées comme dangereuses.
Fin juin 2012, l'Union des industries de la protection des plantes (UIPP) avait annoncé que, loin de se réduire, le marché des pesticides était en hausse en 2011 (+1,3% en volume), en raison de conditions météorologiques particulièrement éprouvantes pour certaines cultures.

"Le problème n'est pas l'objectif mais la volonté politique pour l'atteindre", aurait précisé Jean-Claude Bévillard, vice-président de la Fédération Nature Environnent, en charge des questions agricoles.
Réduire l'usage des pesticides est une priorité pour des raisons de santé des agriculteurs qui les utilisent et des consommateurs et des applicateurs, de pollution des eaux et des sols, d'atteinte à la biodiversité.
Concernant les ambitions du Grenelle, le ministre a évoqué mardi un deuxième problème avec les objectifs fixés sur l'agriculture biologique: 20% de la surface agricole d'ici 2020, pour environ 3,5% actuellement.
"J'ai envie peut-être d'avoir des objectifs moins ambitieux mais d'avoir une action qui soit effective", a souligné le ministre de l'Agriculture.