Des prix alimentaires toujours plus élevés dans les pays en développement (1)

Publié le par FESA


Si la situation mondiale des disponibilités céréalières s’est améliorée et que les cours mondiaux des denrées alimentaires ont enregistré un fort recul, les prix alimentaires n’en restent pas moins élevés dans les pays en développement.
Or, comme le mentionne la FAO (1) dans son dernier rapport « Perspectives de récoltes et situation alimentaire », le maintien de cette tendance aggrave le bilan actuel des personnes souffrant de la faim et de la sous-alimentation, estimé à 963 millions en décembre 2008<.

La faute n’en revient pourtant pas à la production céréalière mondiale.
Selon les estimations de la FAO, malgré une baisse de 3 % par rapport au record observé en 2008, la production céréalière 2009 devrait néanmoins s’imposer comme le deuxième meilleur résultat jamais enregistré.
S’appliquant au blé, cette baisse serait due à une forte réduction des superficies ensemencées dans les pays développés, elle-même générée par le déclin des cours internationaux.
Du côté des pays en développement, on attend pour 2009 une production céréalière « proche du bon niveau de l’an dernier ».

Malheureusement, ces récoltes plus que satisfaisantes n’ont pas rendu les denrées alimentaires plus accessibles aux pays à l’économie fragile.
D’après la FAO, les prix restent généralement très élevés dans les pays en développement, et, dans certains cas, à des niveaux sans précédent.
Dépendants du marché pour l’accès à la nourriture, les citadins pauvres et les petits agriculteurs sont les principaux touchés.
Les ménages fragiles sont, en outre, privés des envois de fonds étrangers en raison de la récession mondiale, ces derniers jouant pourtant un rôle déterminant pour préserver les niveaux de consommation alimentaire.


Cécile Cassier - Univers Nature
1- Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture.

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article