TMS dans l’agro-alimentaire: un fléau pérenne (3)
Face à ce fléau social et économique, les actions de prévention en entreprise se sont multipliées depuis la fin des années 90.
«Pourtant, les TMS sont réapparus après un ou deux ans», relate Evelyne Escriva, chargée de mission à l’Anact (2).
Afin d’identifier les freins et les leviers des méthodes de prévention durable, une étude de recherche-action a alors été conduite à la demande du ministère du travail, auprès de 30 entreprises entre 2004 et 2007.
Evelyne Escriva dénombre les principaux obstacles à la mise en place d’une démarche de prévention pérenne: «une prise en charge tardive, le défaut d’inscription des TMS dans le document unique d’évaluation des risques, un mauvais dialogue social, un poids insuffisant des acteurs de la prévention, ainsi qu’une dépendance organisationnelle vis-à-vis de clients ou d’un groupe industriel». Cette étude a donné lieu à un rapport et des recommandations (3).
L’Anact mise également sur les clubs d’entreprises en région et leur mobilisation dans la durée. Dans le cadre du plan d’action sur les conditions de travail lancé par le ministère de l’agriculture en août 2008, les inspecteurs informent les entreprises sur l’existence du Fonds pour l’amélioration des conditions de travail (Fact).
A l’échelle européenne, les TMS -qui représentent plus de 50% des maladies professionnelles du secteur agricole dans l’UE- sont également une priorité stratégique.
L’Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail (Osha) présente sur son site des exemples de bonnes pratiques en entreprise (4).
(2) Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (www.anact.fr)
(3) «La prévention durable des TMS. Quels freins ? Quels leviers d’action ?» François Daniellou et col., étude de l’Anact (février 2008)
(4) www.osha.eu/fr/sector/agriculture
«Pourtant, les TMS sont réapparus après un ou deux ans», relate Evelyne Escriva, chargée de mission à l’Anact (2).Afin d’identifier les freins et les leviers des méthodes de prévention durable, une étude de recherche-action a alors été conduite à la demande du ministère du travail, auprès de 30 entreprises entre 2004 et 2007.
Evelyne Escriva dénombre les principaux obstacles à la mise en place d’une démarche de prévention pérenne: «une prise en charge tardive, le défaut d’inscription des TMS dans le document unique d’évaluation des risques, un mauvais dialogue social, un poids insuffisant des acteurs de la prévention, ainsi qu’une dépendance organisationnelle vis-à-vis de clients ou d’un groupe industriel». Cette étude a donné lieu à un rapport et des recommandations (3).
L’Anact mise également sur les clubs d’entreprises en région et leur mobilisation dans la durée. Dans le cadre du plan d’action sur les conditions de travail lancé par le ministère de l’agriculture en août 2008, les inspecteurs informent les entreprises sur l’existence du Fonds pour l’amélioration des conditions de travail (Fact).
A l’échelle européenne, les TMS -qui représentent plus de 50% des maladies professionnelles du secteur agricole dans l’UE- sont également une priorité stratégique.
L’Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail (Osha) présente sur son site des exemples de bonnes pratiques en entreprise (4).
(2) Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (www.anact.fr)
(3) «La prévention durable des TMS. Quels freins ? Quels leviers d’action ?» François Daniellou et col., étude de l’Anact (février 2008)
(4) www.osha.eu/fr/sector/agriculture
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