TMS dans l’agro-alimentaire: un fléau pérenne (2)
«Les TMS recouvrent plusieurs pathologies qui ont pour origine commune une hyper sollicitation du corps à cause de contraintes mécaniques trop élevées et des temps de récupération insuffisants», explique Yves Roquelaure, professeur d’ergonomie à l’université d’Angers.
Les TMS se traduisent par des douleurs au niveau des articulations (épaules, coudes, poignets), mais aussi une gêne dans les mouvements qui altère la qualité de vie.
Les conditions psychosociales (stress au travail, manque de reconnaissance) jouent un rôle causal aux côtés des facteurs biomécanique et organisationnel mais aussi dans la modulation de la douleur ressentie.
Toutefois, à l’inverse des cancers, ces maladies sont bénignes et guérissent rapidement en cas de cessation d’activité, dans la majorité des cas. La pathologie la plus répandue, le syndrome du canal carpien (1), est ainsi traitée par chirurgie dans 80% des cas.
«Ces pathologies peuvent néanmoins devenir chroniques et donc handicapantes dans 5 à 10% des cas», souligne Yves Roquelaure.
La question du maintien dans l’emploi représente un autre enjeu majeur. Reconnues depuis 1991 dans le régime général et depuis 1993 dans le régime agricole, le nombre de TMS déclarées a quadruplé en 10 ans, passant de 11.000 cas en 1997 à 44.000 en 2007.
Un ralentissement s’observe toutefois aujourd’hui. Les TMS ont également un coût économique élevé: en 2006, ils ont engendré 710 millions d’euros de frais couverts par les cotisations patronales.
(1) Le syndrome du canal carpien correspond à une compression du nerf médian de la main
Les TMS se traduisent par des douleurs au niveau des articulations (épaules, coudes, poignets), mais aussi une gêne dans les mouvements qui altère la qualité de vie.Les conditions psychosociales (stress au travail, manque de reconnaissance) jouent un rôle causal aux côtés des facteurs biomécanique et organisationnel mais aussi dans la modulation de la douleur ressentie.
Toutefois, à l’inverse des cancers, ces maladies sont bénignes et guérissent rapidement en cas de cessation d’activité, dans la majorité des cas. La pathologie la plus répandue, le syndrome du canal carpien (1), est ainsi traitée par chirurgie dans 80% des cas.
«Ces pathologies peuvent néanmoins devenir chroniques et donc handicapantes dans 5 à 10% des cas», souligne Yves Roquelaure.
La question du maintien dans l’emploi représente un autre enjeu majeur. Reconnues depuis 1991 dans le régime général et depuis 1993 dans le régime agricole, le nombre de TMS déclarées a quadruplé en 10 ans, passant de 11.000 cas en 1997 à 44.000 en 2007.
Un ralentissement s’observe toutefois aujourd’hui. Les TMS ont également un coût économique élevé: en 2006, ils ont engendré 710 millions d’euros de frais couverts par les cotisations patronales.
(1) Le syndrome du canal carpien correspond à une compression du nerf médian de la main
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