L’agenda environnemental de la Commission européenne (1)

Publié le par FESA

Deuxième volet du dossier consacré aux élections européennes :le point avec , directeur général de l’Environnement de la Commission européenne, sur les dossiers qui seront abordés pendant le début de la nouvelle législature.

Le contexte institutionnel –installation des eurodéputés, nomination de la nouvelle Commission– risque-t-il de peser sur la prochaine législature, notamment pour préparer la conférence de Copenhague?

La nouvelle Commission européenne devrait être nommée à la fin de l’année, voire au début de l’année prochaine, selon qu’elle sera organisée en fonction du traité de Nice ou du traité de Lisbonne, dont l’entrée en vigueur dépendra du vote des Irlandais prévu avant la fin de l’année. Le traité de Nice prévoit qu’à partir de 27 Etats membres, le principe d’un commissaire par Etat membre n’est plus applicable.

Il faudrait qu’un Etat membre ne soit pas représenté, ce qui sera un choix politique très difficile. Le traité de Lisbonne, lui, permet ce principe.

Il est question de redistribuer certaines compétences au sein de la Commission.

Une direction générale de l’Energie sera créée.

Va-t-on sortir la compétence «climat» de la DG Environnement pour la mettre dans cette nouvelle DG?

Beaucoup de ses membres voudraient garder cette compétence pour maintenir une certaine cohérence entre climat et politiques environnementales, plutôt que l’agréger dans un cadre énergétique.

Grâce aux décisions prises l’an dernier dans le cadre du paquet énergie-climat, nous sommes relativement bien préparés pour Copenhague.

Les ambitions de la Commission cadrent avec les recommandations scientifiques du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), qui préconise une baisse de 25 à 40% d’ici 2020 des émissions de gaz à effet de serre pour les pays industrialisés.

L’Union européenne est prête à aller jusqu’à -30%. Nous serions donc ‘dans le vert’.

Le seul point qui pose problème, c’est si les autres pays industrialisés feront des efforts comparables, , et comment les pays en développement vont limiter la hausse de leurs émissions à 15% au lieu des 30% prévus en 2020.


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