Le Grenelle ne permettra pas à la France d’atteindre le «facteur 4» (1)

Publié le par FESA

La France pourra seulement atteindre le facteur 3 en 2050 si elle concrétise les engagements du Grenelle de l’environnement, selon le directeur associé du Boston consulting group.
Ce cabinet de consultants a réalisé pour le Meeddat une étude d’impact du Grenelle, qui table, dans certaines conditions, sur une activité de 450 milliards d’euros et la création de 600.000 emplois d’ici 2020.

La concrétisation des mesures issues du Grenelle de l’environnement devrait générer d’ici 2020 une activité d’environ 450 milliards d’euros, financés à hauteur d’environ 170 milliards par l’Etat et les collectivités, selon une étude réalisée par le cabinet Boston consulting group (BCG) pour le compte du Meeddat.
Présentées mardi 16 juin au ministère par Marc Benayoun, directeur associé du BCG, ces «réflexions sur le portefeuille de mesures» issues du Grenelle tablent sur 600.000 créations d’emplois, intérimaires compris. Jusqu’en 2014, 95% des emplois seront liés à la mise en place des infrastructures (au sens large du terme), avant que ceux liés à leur exploitation ne commencent à gagner du poids.

Entre 2005 et 2020, la France devrait réduire ses émissions de 27%, 14% de cette baisse étant attribuables à la mise en œuvre du Grenelle. «Si nous continuons sur cette lancée, nous arriverons à un facteur 3 en 2050», a prévenu Marc Benayoun, au lieu du fameux «facteur 4» (baisse de 75% des émissions en 2050) auquel la France s’est engagée et que réaffirme le projet de loi «Grenelle I».
A l’horizon 2020, la consommation d’énergie fossile devrait baisser de 25% –19% grâce au Grenelle– améliorant d’autant la balance commerciale du pays.

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