Les limites de la surveillance en santé environnementale (4 & fin )

Publié le par FESA

Colloque organisé le 22 juin 2009 par l’Institut de veille sanitaire (InVS).

«Le système de surveillance idéal est la déclaration obligatoire de maladies, qui existe déjà pour le saturnisme infantile et les légionelloses; mais il dépend d’une implication forte des professionnels de santé et ne peut être généralisé à toutes les maladies», souligne Joëlle Le Moal.
Parmi les autres pistes figure le renforcement des registres de cancers qui ne couvrent que 18% du territoire.
Enfin, la mise en place d’un système national multi-sources cancers qui permettrait une remontée directe et rapide d’informations par la Caisse nationale d’assurance maladie, les hôpitaux et les laboratoires, en cours de réflexion, pourrait être inscrite dans le prochain plan Cancer.

Tous les acteurs insistent également sur le rôle de la biosurveillance, encore peu développée en France, qui permet de déterminer l’exposition individuelle aux polluants grâce à la mesure de biomarqueurs (sang, urine).
Le suivi de populations-cibles, à l’instar de la cohorte d’enfants Elfe qui va bientôt démarrer, est également recommandé.
«Si l’on ne peut toujours pas prouver aujourd’hui l’effet sanitaire des pesticides, c’est parce qu’aucune étude de grande ampleur n’a été conduite sur ce sujet», fait remarquer Daniel Eilstein.
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