Sauver la biodiversité, et nous avec (1)

Publié le par FESA

La nature saura se passer de nous, c'est sûr.

Bien que malmenée, sacrifiée sur l'autel de notre impérialisme planétaire, elle pourra se remettre des outrages que les humains lui ont fait subir.

Durant la première édition des Entretiens de la biodiversité qui se tenaient à Metz et Nancy en juin dernier, les intervenants l'ont rappelé : l'homme, tout grand malin qu'il se prétende, ne représente qu'une espèce parmi d'autres au sein du tissu vivant.

Capable de tout saccager, certes, mais pas indispensable pour autant. D'ailleurs, s'il se débrouille bien, il pourrait presque finir en même temps que les ours polaires…

La nature s'en moque pas mal !

Elle saura rectifier le tir, réinventer d‘autres formes de vies et aura le dernier mot.


Mais avant que la Terre ne tourne de nouveau rond, il faudra attendre bien des millénaires.

Une échelle de temps vertigineuse pour nous pauvres quidams, qui nous serons sans doute empoisonnés, asphyxiés, affamés, entretués, depuis belle lurette.

Aujourd'hui, alors que nous entrons dans la sixième crise d'extinction connue, tout l'enjeu de la préservation de la biodiversité tient en cela : avec ou sans nous.

Si c'est avec les hommes, si nous souhaitons préserver la vie en sauvant notre peau, il faudra nous réconcilier avec cette nature que nous nous acharnons à renier depuis la révolution néolithique.

Et, plutôt que de poursuivre notre conquête du Monde tel Tamerlan empilant des crânes sur terrain brûlé à jamais infertile, François Letourneux propose à l'Humanité de sauter à pieds joints dans l'ère du post néolithique . «  Nous nous sommes montrés fort intelligents pour détruire la nature, tâchons de nous montrer aussi intelligents et aussi efficaces pour trouver les moyens de la réintégrer », souligne le Président de l'UICN France.

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