Sauver la biodiversité, et nous avec (2)

Publié le par FESA

Il ne s'agit évidemment pas de retourner à l'âge de pierre, au temps des chasseurs cueilleurs, et de considérer la nature comme une divinité.

Il ne s'agit pas non plus de la mettre sous cloche et de nous retirer sur la pointe des pieds en pensant que tout ira bien.

Pas si simple !

Des expériences l'ont prouvé.

Dans les Cévennes, par exemple, François Letourneux constate que le départ des hommes et le retour à la nature ont provoqué un effondrement de la biodiversité.

La monoculture des châtaigniers ayant remplacé petits champs de seigle et vergers, le milieu est devenu sensiblement moins subtil que le précédent.

On comprend ainsi qu'à force d'avoir imprégné la nature en la cernant de toutes parts, l'homme est paradoxalement devenu un maillon indispensable au maintien de l'équilibre de la biodiversité.

Pour peu qu'il la considère comme sa famille et non comme une étrangère, il pourrait donc devenir son plus fervent défenseur…

A nous écologistes, journalistes (Marie-Sophie Bazin), de tenir le même discours et ne plus opposer, comme nous l'avons fait trop longtemps, la nature d'un côté et l'homme de l'autre. «  Les écologistes ont privilégié les espèces autres que la nôtre et ont donc développé un monde comme si l'homme n'y était pas », constate le Professeur Robert Barbault, Directeur de l'Institut d'écologie fondamentale et appliquée de l'ENS (*) .

D'où leurs difficultés à défendre, depuis, l'importance de leurs recherches, l'utilité de la biodiversité et des écosystèmes.

 

(*) ENS : Ecole Normale Supérieure

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