Sauver la biodiversité, et nous avec (4 & fin)
A terme, parviendrons-nous peut-être à concevoir que la richesse de la biodiversité a un prix supérieur au prix monétaire, « c'est à dire, un non prix comme la Joconde ou la Tour Eiffel en ont un (…), espère Yves Paccalet.
Cela veut dire aussi que nous devons nous réformer nous-mêmes en déclarant que notre système d'évaluation du bien et du moins bien, du bonheur et du malheur, est pour l'instant totalement biaisé.
Il faut que nous changions notre propre système d'évaluation.
C'est une révolution qu'on demande là, une utopie.»

Ce miracle deviendra réalité si nous renouvelons, à l'instar du Professeur Jean-Marie Pelt *, notre crédo dans l'écologie et les valeurs de solidarité, d'équité, de promotion de la paix et d'alliance avec la nature qu'elle véhicule.
« Nous avons une écrasante responsabilité dans un monde qui a idolâtré l'argent et qui l'idolâtrera d'autant plus que la vie sera plus difficile. Nous devons faire contrepoids en apportant les valeurs qui pourront sauver la situation », souligne le Président de l'Institut Européen d'Ecologie.
Alors, enfin, reconnaîtrons-nous qu'un ours polaire ou un récif corallien a le droit d'exister sans avoir à justifier pour autant des services qu'il rend.
Que les oiseaux, les petites fleurs et les moustiques ont leur mot à dire sur cette planète.
Qu'ils méritent qu'on se batte pour eux.
Juste pour eux.