Croissance record pour l'agriculture bio (2)
Inversion de tendance sur le commerce extérieur
De quoi permettre aux agriculteurs français de mieux répondre à la demande nationale, qui a encore fait un saut de 10,8 % en 2010.
En moyenne, tous secteurs confondus, la valeur des produits bio provenant de l’étranger et consommés en France est passé de 38% en 2009 à 35,5% en 2010.
Cette baisse est une première : jusque là, l’Hexagone devait chercher chaque année davantage à s’approvisionner hors de ses frontières pour faire face à l’augmentation de la demande.
Mais cela devrait changer.
Les importations « relais », portant sur des produits pour lesquels la France a une forte vocation naturelle (céréales, fruits et légumes frais et transformés) mais manque conjoncturellement de volume -notamment du fait du délai de conversion-, sont en effet en baisse.
Et la marge est importante puisqu’elles comptent encore pour 39% des importations totales. « La baisse va s’accentuer en 2011, soutient Elisabeth Mercier. En 2012, on peut même envisager un équilibre entre l’offre et la demande ».
Un pas vers une plus grande cohérence avec les objectifs de l’agriculture bio : « on rapproche de plus en plus le produit de ses consommateurs », souligne le président de l’agence bio François Thierry.
Et l’on fait du même coup baisser le bilan carbone des produits bio…A noter aussi que la France n’importe quasiment pas de viande bio, si ce n’est 4% de porc.
L’élevage bio français faisant d’ailleurs un bond de 29% en 2010.