L’Espagne saura-t-elle déterrer la directive Sols ? (3 & fin)
Pour
Corinne LEPAGE, trois catégories de personnes s’opposent à cette directive: « les pollueurs, ceux qui veulent construire mais s’inquiètent de la réhabilitation des sols pollués, et le monde rural qui a peur.
D’où un manque de dynamisme du Conseil européen à adopter une réglementation».
En effet, alors que les associations, France nature environnement en tête, réclament un renforcement de la législation sur les sites et sols pollués afin de limiter l’artificialisation des sols et accélérer leur réhabilitation, les agriculteurs, eux, s’opposent fermement à une telle directive.
«Nous faisons déjà de gros efforts sur les question de l’eau, la biodiversité et le climat.
Ajouter une couche réglementaire nuira à notre mission prioritaire, nourrir la planète», a témoigné Alain Schlesser, directeur général adjoint de l’assemblée permanente des chambres d’agriculture.
Il craint également des incompatibilités entre les règlementations, le projet de directive sur les sols étant antérieur à la réforme de la politique agricole commune.
La présidence tchèque a bien essayé de faire avancer le dossier et introduit certains éléments de priorisation.
«L’ancienne Commission avait essayé de convaincre.
La nouvelle s’installe.
Elle va devoir se forger son opinion sur cette question», a rappelé Karl Falkenberg.
Mais c’est désormais à l’Espagne, favorable à la directive, de trouver des réponses au blocage.
«C’est maintenant ou jamais», estime Corinne Lepage.
Le climat est au cœur des préoccupations et l’année 2010 sera l’année de la biodiversité.
Deux sujets indissociables de la qualité des sols, ont rappelé les eurodéputées françaises.
«D’après la Commission, la dégradation des sols coûte 38 milliards € par an à l’Union européenne», a rappelé Sandrine Bélier.
Sans directive, la qualité des sols va continuer à baisser, et le coût des conséquences à augmenter.
Corinne LEPAGE, trois catégories de personnes s’opposent à cette directive: « les pollueurs, ceux qui veulent construire mais s’inquiètent de la réhabilitation des sols pollués, et le monde rural qui a peur.D’où un manque de dynamisme du Conseil européen à adopter une réglementation».
En effet, alors que les associations, France nature environnement en tête, réclament un renforcement de la législation sur les sites et sols pollués afin de limiter l’artificialisation des sols et accélérer leur réhabilitation, les agriculteurs, eux, s’opposent fermement à une telle directive.
«Nous faisons déjà de gros efforts sur les question de l’eau, la biodiversité et le climat.
Ajouter une couche réglementaire nuira à notre mission prioritaire, nourrir la planète», a témoigné Alain Schlesser, directeur général adjoint de l’assemblée permanente des chambres d’agriculture.
Il craint également des incompatibilités entre les règlementations, le projet de directive sur les sols étant antérieur à la réforme de la politique agricole commune.
La présidence tchèque a bien essayé de faire avancer le dossier et introduit certains éléments de priorisation.
«L’ancienne Commission avait essayé de convaincre.
La nouvelle s’installe.
Elle va devoir se forger son opinion sur cette question», a rappelé Karl Falkenberg.
Mais c’est désormais à l’Espagne, favorable à la directive, de trouver des réponses au blocage.
«C’est maintenant ou jamais», estime Corinne Lepage.
Le climat est au cœur des préoccupations et l’année 2010 sera l’année de la biodiversité.
Deux sujets indissociables de la qualité des sols, ont rappelé les eurodéputées françaises.
«D’après la Commission, la dégradation des sols coûte 38 milliards € par an à l’Union européenne», a rappelé Sandrine Bélier.
Sans directive, la qualité des sols va continuer à baisser, et le coût des conséquences à augmenter.
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