L’Espagne saura-t-elle déterrer la directive Sols ? (2)
Pour cela, il faudra convaincre les 5 Etats membres récalcitrants, dont la France.
Dans le cas de la France, l’opposition n’est pas si fondamentaliste.
«La pertinence d’une législation européenne est admise, a rappelé Laurent Michel (Ingénieur des Mines. Directeur de la Prévention des Pollutions et des Risques au Ministère de l'Environnement)
Le problème est dans le texte proposé : il manque une approche priorisée.»
Principal point de blocage, le chapitre Contamination.
Environ 230.000 sites pollués sont répertoriés sur notre territoire.
Cette directive impliquerait qu’ils fassent tous l’objet d’analyses précises.
«Un travail lourd, impossible à mener tant sur le plan financier qu’opérationnel», estime le représentant du Meeddm, selon lequel la seule analyse des sites pollués coûterait 5 milliards d’euros.
Actuellement, de tels travaux sont menés sur trois départements-tests, avec la réalisation de diagnostics des espaces sensibles (écoles, crèches, etc.) implantés sur d’anciens sites pollués.
«Il faudra déjà trois ans pour croiser les 1.200 sites pollués avec les nouveaux établissements», indique Laurent Michel.
Cette approche priorisée, les deux eurodéputées françaises présentes se sont dites prêtes à la défendre. «Si la priorisation est le seul argument de blocage français, alors priorisons, avec un calendrier de réalisation.
C’est du bon sens», a estimé Corinne Lepage.
Mais ce n’est pas le seul problème de cette directive aux yeux du gouvernement français.
Comme le Royaume-Uni ou les Pays-Bas, la France redoute que la nouvelle directive ne tienne pas compte des acquis précédents.
Autrement dit d’avoir à refaire toutes ses cartes.
A cela s’ajoutent des arguments financiers, concernant notamment le partage des coûts.
Le directeur général de l’environnement à la Commission européenne l’a rappelé: «La directive ne prévoit pas un euro pour aider les Etats membres à décontaminer leurs sites pollués.
Cela restera leur responsabilité».
Dans le cas de la France, l’opposition n’est pas si fondamentaliste.
«La pertinence d’une législation européenne est admise, a rappelé Laurent Michel (Ingénieur des Mines. Directeur de la Prévention des Pollutions et des Risques au Ministère de l'Environnement)Le problème est dans le texte proposé : il manque une approche priorisée.»
Principal point de blocage, le chapitre Contamination.
Environ 230.000 sites pollués sont répertoriés sur notre territoire.
Cette directive impliquerait qu’ils fassent tous l’objet d’analyses précises.
«Un travail lourd, impossible à mener tant sur le plan financier qu’opérationnel», estime le représentant du Meeddm, selon lequel la seule analyse des sites pollués coûterait 5 milliards d’euros.
Actuellement, de tels travaux sont menés sur trois départements-tests, avec la réalisation de diagnostics des espaces sensibles (écoles, crèches, etc.) implantés sur d’anciens sites pollués.
«Il faudra déjà trois ans pour croiser les 1.200 sites pollués avec les nouveaux établissements», indique Laurent Michel.
Cette approche priorisée, les deux eurodéputées françaises présentes se sont dites prêtes à la défendre. «Si la priorisation est le seul argument de blocage français, alors priorisons, avec un calendrier de réalisation.
C’est du bon sens», a estimé Corinne Lepage.
Mais ce n’est pas le seul problème de cette directive aux yeux du gouvernement français.
Comme le Royaume-Uni ou les Pays-Bas, la France redoute que la nouvelle directive ne tienne pas compte des acquis précédents.
Autrement dit d’avoir à refaire toutes ses cartes.
A cela s’ajoutent des arguments financiers, concernant notamment le partage des coûts.
Le directeur général de l’environnement à la Commission européenne l’a rappelé: «La directive ne prévoit pas un euro pour aider les Etats membres à décontaminer leurs sites pollués.
Cela restera leur responsabilité».
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