L’humanité à Copenhague pour sauver le climat (2)
A Copenhague, toutefois, la signature d’un nouvel accord contraignant semble hypothétique malgré les signes encourageants dont ont fait montre américains et chinois, plus grand pollueurs de la planète et non signataire de Kyoto.
Attendu à l’ouverture de la Conférence de Copenhaguen, le président Obama a annoncé que les Etats-Unis entendaient réduire de 17% leurs émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020 par rapport à 2005.
De son côté, la Chine annonce qu’elle ambitionne de réduire de 40 à 45% d’ici 2020 son "intensité carbone" en prenant pour référence l’année 2005, dévoilant un objectif chiffré dans la lutte contre le réchauffement climatique.
L’UE s’est fixée comme objectif, d’ici à 2020, une réduction de 20 % de ses émissions de gaz à effet de serre par rapport au niveau de 1990 et de 30 % si d’autres pays industrialisés s’y conforment.
Sous la houlette de son président, Nicolas Sarkozy, la France a multiplié ces derniers jours des initiatives pour tenter de parvenir à un accord à Copenhaguen.
Sarkozy a mis sur la table son projet "justice climat" dont le but est de forger une alliance entre les riches pays industrialisés, de grands pays émergents et les pays les plus touchés par le réchauffement climatique (Afrique non méditerranéenne, pays insulaires menacés comme les Maldives, le Bangladesh, le Cambodge et le Laos) pour prendre en tenaille la Chine et les Etats-Unis.
A Manaus (Brésil), lors d’une réunion des Etats signataires du Traité de coopération de l’Amazonie (TCA), Sarkozy a rencontré le président brésilien Lula pour convaincre les pays amazoniens de rallier un texte franco-brésilien, signé le 14 novembre à Paris.
Celui-ci détaille les grandes lignes minimales de l’accord que tous deux souhaitent voir adopter à Copenhague.
Dans ce texte, Français et Brésiliens proposent une "réduction mondiale d’au moins 50% d’ici à 2050 par rapport à 1990" des émissions mondiales de gaz à effet de serre.
Confronté au dilemme développement-préservation de l’environnement, les pays africains n’entendent pas subir cette injustice climatique et donnent de la voix pour la sauvegarde du Protocole de Kyoto.