L’humanité à Copenhague pour sauver le climat : l'Afrique (3 & fin)

Publié le par FESA

A Copenhague, l’Afrique parlera d’une ‘’seule voix’’ : sauver le Protocole de Kyoto.

Lors de la dernière session de négociations début novembre à Barcelone, les Etats africains avaient menacé de quitter la table des négociations.

Début octobre, ils avaient placé la barre très haut en estimant avoir besoin de 65 milliards de dollars (44 milliards d’euros) pour faire face aux nouveaux défis climatiques.

L’Afrique est la région la plus vulnérable en matière de changement climatique, selon International climate science and politique.

Les points phares de la position africaine sont tournent autour d’un accord juste, équitable et effectif, tenant compte de la priorité de l’Afrique en matière d’adaptation.

 

Les Africaines demandent en outre un engagement pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre de tous les pays développés d’au moins 40% en 2020 par rapport au niveau de 1990.

L’autre point est relatif à la mise en place par les pays développés, responsables des émissions de gaz à effet de serre, de financements nouveaux, additionnels et durables, différents de l’aide publique au développement, au profit de l’Afrique.

Le continent souhaite en outre le maintien d’un accord juridiquement contraignant, conformément aux dispositions de la convention et un transfert de technologies abordables, appropriées et adaptables pour l’Afrique.

Déjà coté média, plus de 5.000 journalistes, plus de 20.000 représentants D’ONG et organisations de la société civile, et 10.000 délégués représentant les gouvernements sont accrédités.

 

L’Afrique, qui jadis était sous-représentée dans ces genres de manifestations, est mieux lotie, cette fois-ci.

A titre indicatif, la délégation sénégalaise avoisine 70 délégués, celle du Kenya 60. Un pays émergent comme le Brésil a envoyé plus de 600 délégués, le Népal 600 délégués.

Les engagements de Kyoto doivent prendre fin en 2013, d’où la nécessité de trouver, à Copenhague, un nouvel instrument international de lutte contre le réchauffement climatique à la hauteur des enjeux environnementaux.

Mis en place par la communauté internationale depuis 1992 et devenue depuis un véritable creuset scientifique de prospective et d’évaluation sur le climat, le GIEC (Groupe intergouvernemental d’étude sur le climat) multiplie les études et les voies de solution.

Selon cette structure, Prix Nobel de la paix en 2007, il est indispensable que le monde diminue d’ici 2050 de 60 % les émissions de CO2 par rapport au volume des émissions de 1990 (80 % pour les pays riches et 20 % pour les autres).

 

Selon le rapport annuel de la Banque mondiale, les pays industrialisés ne subiront les conséquences du réchauffement climatique qu’à hauteur de 20 % alors que les pays les plus pauvres, responsables de 2 % seulement des émissions, seront les plus durement touchés.

Chaque année déjà, selon le Forum humanitaire mondial, 300 000 personnes meurent et 325 millions sont durement affectées par le réchauffement climatique.

Les manifestations du changement climatique sont la hausse des températures, la multiplication des cyclones, les incendies majeurs, la sécheresse, les canicules, les inondations, la fonte des glaces, etc.

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article