La disparition des abeilles aux États-Unis élucidée (1)

Publié le par FESA


Un virus appartenant à la famille des Iridoviridae et un champignon microscopique unicellulaire Nosema ceranae seraient la cause de la disparition des abeilles américaines. Crédits photo : MATTHIAS HIEKEL/AFP

Des chercheurs affirment avoir trouvé les coupables de la pathologie appelée CCD. 

Les abeilles domestiques se portent toujours aussi mal aux États-Unis et dans le monde.

Une nouvelle pathologie est apparue là-bas en 2006 : le syndrome d'effondrement des colonies ou CCD (colony collapse disorder).

Les symptômes sont caractéristiques : les ouvrières chargées de collecter le nectar et le pollen sur les fleurs ne reviennent pas et il n'y a pratiquement pas d'abeilles mortes ou à l'intérieur de la ruche.

En dépit des financements importants alloués aux recherches, le CCD reste un mystère.

Une étude publiée jeudi affirme toutefois que le phénomène pourrait s'expliquer par l'association d'un virus et d'un champignon (Plos One, en ligne).

L'équipe est pilotée par Jeremy Bromenschek, un chercheur qui a longtemps travaillé avec l'armée américaine pour apprendre aux abeilles à détecter les explosifs.

La démarche est simple. Recenser d'abord les protéines présentes à l'intérieur des corps des abeilles mortes de CCD à l'aide d'un spectromètre de masse. Rechercher ensuite à quels micro-organismes ces éléments appartiennent en utilisant une banque de données de l'armée américaine répertoriant toutes les caractéristiques génétiques d'une énorme quantité de virus, bactéries et champignons.

«C'est le même procédé que Google, on rentre un mot et on trouve ensuite tous les sites où ce dernier est employé», explique Michael DuBow, professeur à l'université Paris-Sud.

Les chercheurs ont pu ainsi identifier près de 3.000 peptides appartenant à pas moins de 900 espèces différentes de micro-organismes.

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