Le MDRGF ne veut pas être bâillonné par les producteurs de raisins (3 & fin)

Publié le par FESA

FESA PesticidRaisin 10 01 26«Poursuite-bâillon»?
«Pas du tout, se défend le président de la FNPRT.
Mais je cherche à sensibiliser les associations pour qu’elles ne racontent pas raconter n’importe quoi.
Dire que 100% des raisins sont ‘contaminés’, cela sous-entend un danger pour la santé, ce qui n’est pas le cas.»

Et pourtant, ce procès est loin d’avoir été neutre pour l’ONG poursuivie.

Le MDRGF n’a pas participé l’automne dernier à une enquête européenne d’évaluation du taux des pesticides dans les légumes et dit avoir perdu beaucoup de temps et d’argent pour préparer sa défense.

Dans les pays anglo-saxons, les lanceurs d’alerte bénéficient d’une meilleure protection juridique mise en place à l’origine pour lutter contre la corruption.
En France il n’existe en revanche aucun dispositif de ce genre, même si l’idée est soutenue par des juristes et des lanceurs d’alerte depuis plusieurs années.
La Fondation sciences citoyennes plaide pour la création d’une Haute autorité de protection de l’alerte et de l’expertise.
L’idée, actée comme engagement du Grenelle de l’environnement, n’a pas été retenue dans la loi Grenelle I.
Seule promesse du gouvernement : la publication d’un rapport d’ici juillet.
Sans attendre, et dans la perspective de l’examen du projet Grenelle II, la Fondation publiera au printemps un projet de loi sur la protection des lanceurs d'alerte.

Le 10 février prochain, le tribunal de grande instance de Paris rendra son verdict.
«Si nous perdons, ce sera une décision inique de restriction de la liberté d’expression et une très mauvaise nouvelle pour les associations environnementales et de consommateurs, avertit François Veillerette.
Dans ce cas, nous ne manquerons pas de lancer une forte mobilisation citoyenne.»
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