Réduire les pesticides de 50% exige une mutation de l’agriculture (1)
L’objectif de réduction de 50% des pesticides en 10 ans, inscrite dans le Grenelle I et le plan Ecophyto 2018 nécessite des changements majeurs des systèmes agricoles.
En revanche, une baisse de 30% serait réalisable dès maintenant et sans impact sur les revenus des agriculteurs, en généralisant le système de protection intégrée.
Tels sont les résultats de l’étude Ecophyto R&D présentée le 28 janvier.
En revanche, une baisse de 30% serait réalisable dès maintenant et sans impact sur les revenus des agriculteurs, en généralisant le système de protection intégrée.
Tels sont les résultats de l’étude Ecophyto R&D présentée le 28 janvier.
«Les pesticides sont une préoccupation forte de la population. 64% des Français les associent à un niveau de risque élevé, selon un sondage de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN)», a rappelé Yves Le Bars, président du comité d’orientation Ecophyto R&D, lors du colloque de présentation organisé le 28 janvier au Conseil économique, social et environnemental (Cese).L’étude Ecophyto R&D a été commandée à l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) par les ministères de l’agriculture et de l’environnement fin 2006. Son objet est d’élargir la connaissance sur les systèmes de culture économes en pesticides et d’évaluer les conditions de leur généralisation à l’échelle nationale, à l’aide de différents scénarios intégrant l’objectif du plan Ecophyto 2018 et du Grenelle I : une réduction de l’usage des pesticides de 50% en 10 ans.
Pendant deux ans, 80 experts ont planché sur le sujet en s’appuyant sur des publications académiques mais aussi sur des revues techniques, des comptes-rendus d’essais, des «dire» d’experts et en discutant régulièrement leur résultats avec le comité d’orientation «grenellien» (ONG, agriculteurs).
Une limite importante, l’ensemble des résultats se base sur la seule année 2006.
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