Réduire les pesticides de 50% exige une mutation de l’agriculture (2)

Publié le par FESA

Les experts ont classé les modes de culture en fonction de leur recours décroissant aux pesticides, de l’agriculture intensive à l’agriculture biologique en passant par la protection raisonnée (traitement en fonction de seuils d’intervention) et la production intégrée (méthodes prophylactiques et alternatives).
Ils ont retenu l’indicateur de fréquence de traitement (IFT) comme indice de mesure de l’utilisation des pesticides.
S’il permet de comparer la dépendance aux traitements de différents systèmes, il n’intègre cependant pas les critères de toxicité ou de persistance dans l’environnement de chaque substance.
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Premier constat: le recours à la seule agriculture raisonnée n’est pas suffisant pour atteindre les objectifs du Grenelle.
Première illustration avec les grandes cultures qui représentent 45% de la surface agricole utile (SAU) et 70% de l’usage national des pesticides -colza, céréales à paille et pommes de terre étant les plus «gourmands».
A l’heure actuelle, 30% de ces parcelles sont en mode intensif, 2,5% en mode raisonné et la majorité à mi-chemin.
Selon l’étude, une généralisation de la protection raisonnée permettrait de réduire de 3 à 40%, selon les cultures, le recours aux pesticides tout en conservant un rendement similaire au scénario intensif (sauf pour la pomme de terre et le colza avec une baisse de 5 à 10%).
La généralisation de la protection intégrée (changements de date de semis, de choix variétal voire de la rotation de culture) permettrait d’atteindre 37 à 76% de réduction des pesticides sans baisse des marges mais avec une baisse des rendements de 10 à 20%.
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