Réduire les pesticides de 50% exige une mutation de l’agriculture (4 & fin)
Les représentants des producteurs de phytosanitaires et des agriculteurs ont également fait valoir leurs points de vue.
S’ils sont tous favorables à la généralisation de l’agriculture raisonnée, ils prônent une évolution progressive des pratiques et mettent en avant le risque de perte de compétitivité de la «ferme France».
«L’objectif d’une baisse de 50% d’ici 10 ans est un affichage politique qui aura des conséquences très négatives sur la compétitivité française», estime Jean-Charles Bocquet, directeur général de l’Union des industries de la protection des plantes (UIPP). Même point de vue à la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA).
«Le vrai objectif pour 2018 ne devrait pas être 30 ou 50% mais une véritable évolution des comportements», souligne Pascal Férey, vice-président de la FNSEA.
Il a cependant rappelé l’échéance de 2014 pour que les Etats membres de l’UE définissent leur cahier des charges de l’agriculture intégrée.
Philippe Mangin, président de Coop de France a insisté sur la nécessité de réaliser des expérimentations avant de généraliser la protection intégrée, notamment pour gagner l’adhésion des agriculteurs.
Jean-Claude Bévillard, chargé des questions agricoles à France nature environnement (FNE) rappelle que «l’objectif de 50% est inscrit dans le Grenelle I», et que FNE veillera donc à son application. «Le monde agricole a déjà montré dans le passé sa forte capacité d’innovation, fait-il valoir. On n’a pas le temps d’attendre 10 ans, il faut aller tout de suite vers une agriculture intégrée.»
S’ils sont tous favorables à la généralisation de l’agriculture raisonnée, ils prônent une évolution progressive des pratiques et mettent en avant le risque de perte de compétitivité de la «ferme France».
«L’objectif d’une baisse de 50% d’ici 10 ans est un affichage politique qui aura des conséquences très négatives sur la compétitivité française», estime Jean-Charles Bocquet, directeur général de l’Union des industries de la protection des plantes (UIPP). Même point de vue à la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA).
«Le vrai objectif pour 2018 ne devrait pas être 30 ou 50% mais une véritable évolution des comportements», souligne Pascal Férey, vice-président de la FNSEA.
Il a cependant rappelé l’échéance de 2014 pour que les Etats membres de l’UE définissent leur cahier des charges de l’agriculture intégrée.
Philippe Mangin, président de Coop de France a insisté sur la nécessité de réaliser des expérimentations avant de généraliser la protection intégrée, notamment pour gagner l’adhésion des agriculteurs.Jean-Claude Bévillard, chargé des questions agricoles à France nature environnement (FNE) rappelle que «l’objectif de 50% est inscrit dans le Grenelle I», et que FNE veillera donc à son application. «Le monde agricole a déjà montré dans le passé sa forte capacité d’innovation, fait-il valoir. On n’a pas le temps d’attendre 10 ans, il faut aller tout de suite vers une agriculture intégrée.»
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