Les limites de la surveillance en santé environnementale (2)

Publié le par FESA

Colloque organisé le 22 juin 2009 par l’Institut de veille sanitaire (InVS).

La surveillance en santé environnementale ne peut pas répondre à toutes les questions.
Ses limites sont scientifiques d’abord, en raison de la difficulté à établir un lien de causalité entre exposition environnementale et pathologie; éthiques et juridiques ensuite, pour l’accès aux informations personnelles; et enfin financières, la mise en place d’un réseau de surveillance ayant un coût élevé.
«Nous demandons à la société civile -ONG, médecins, Cnil (1)- de nous aider à lever ces obstacles», déclare Daniel Eilstein, également co-organisateur du colloque.

«La santé environnementale devient un problème majeur pour les élus locaux,
relate Isabelle Grémy, directrice de l’Observatoire régional de santé (ORS) d’Ile-de-France.
[21,23 rue Miollis 75015 Paris Tél. : 01 44 42 64 65 Fax : 01 44 42 64 71]
Chaque mois, le conseil régional nous envoie des milliers de demandes sur les antennes-relais, les lignes à très haute tension (THT) ou encore l’incinération».
Si les élus sont démunis face à ces questions, les scientifiques ne possèdent pas pour autant les réponses, en particulier lorsque les effets sanitaires sont mal connus ou seulement suspectés.
La situation la plus fréquente est celle de maladies chroniques causées par une multiplicité de facteurs environnementaux pour lesquels l’exposition des personnes est difficile à reconstituer.
Ce qui explique la variabilité des chiffres avancés sur la part de cancers dus à l’environnemental (entre 1 et 70%), souligne Georges Salines, responsable du département santé environnement de l’InVS, dans l’éditorial du Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) de cette semaine consacré à la surveillance en santé environnementale.
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