Les Français soigneraient mieux leur assiette (2 & fin)

Publié le par FESA

Concernant le contenu même de l’assiette, la nature des aliments consommés varie selon le sexe des consommateurs.
Ainsi, comparativement à leurs homologues masculins, les femmes sont plus nombreuses à consommer des produits laitiers, du poisson, des fruits, de l’eau, des boissons non alcoolisées et des produits sucrés tels que biscuits, pâtisseries et glaces.
Pour leur part, les hommes ont un penchant plus prononcé pour les viandes, les charcuteries, les pommes de terre, les fruits secs et les boissons alcoolisées.

Moins évident, l’ancrage géographique joue, lui aussi, un rôle déterminant dans la prise en compte de nos habitudes alimentaires.
De fait, les matières grasses telles que le beurre sont plus prisées au Nord et à l’Ouest, le Sud et l’Est étant plus friands en huiles.
Parallèlement, les habitants du Nord de la France consomment davantage de pommes de terre et d’aliments sucrés alors que les habitants du Sud privilégient les légumes.
Entre l’Est et l’Ouest, le contraste s’applique plus particulièrement aux produits laitiers (laits, produits laitiers frais et entremets à l’Ouest, fromages à l’Est) et au degré de transformation des aliments.
Si l’on calque les incidences d’obésité et le niveau d’activité physique sur ces distinctions régionales, il apparaît que la proportion d’adultes atteignant un niveau d’activité physique bénéfique à la santé est plus faible au Nord de la France qu’au Sud.
De même, le taux d’obésité est de 14,4 % au Nord contre 10,4 % au Sud.

La multiplicité des aspects pris en compte fait de cette étude, outre une mine d’informations nutritionnelles, un support d’analyse pour d’autres questions conciliant alimentation et impact sanitaire, comme l’exposition aux résidus de pesticides présents dans les aliments ou la surveillance des consommations d’additifs alimentaires.
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