Fin des fruits et légumes top-modèles (2) Les 10 produits soumis à restriction

Publié le par FESA

En revanche, concentrant à eux seuls 75 % de la valeur des échanges de l’Union européenne, dix produits font l’objet d’un traitement particulier via le maintien de normes de commercialisation spécifiques.
Sont notamment assujettis à cette restriction les pommes, les agrumes, les kiwis, les laitues, les pêches et nectarines, les poires, les fraises, les poivrons, les raisins de table et les tomates.
Cette exception n’est, toutefois, pas absolue puisque chaque Etat membre a la possibilité d’exempter l’un de ces produits de l’application des normes auxquelles il est soumis, dans la mesure où le « gracié » est commercialisé avec une étiquette spéciale.
Dans les faits, une pomme, une tomate ou une pêche qui ne répondrait pas aux critères de sélection commerciale pourra, malgré tout, être vendue dans le commerce de détail, sous réserve d’être munie d’une étiquette portant la mention « produit destiné à la transformation » ou une indication équivalente.

Si la raison première invoquée pour justifier la suppression de cette série de normes de commercialisation est un souci de simplification des « lourdeurs administratives », cette initiative met surtout un terme à un gaspillage scandaleux alors même que perce une crise alimentaire à l’échelle mondiale.
Comme l’a fait remarquer avec justesse Mme  Mariann Fischer Boel, membre de la Commission chargée de l’agriculture et du développement rural : « Il est absurde de jeter des produits parfaitement comestibles au simple motif qu’ils sont de taille et de forme irrégulières ». 
En outre, en lavant les fruits et les légumes d’une image trop lisse, le retour d’aliments farfelus dans les étals devrait redonner un peu de piquant et de fantaisie à l’imaginaire culinaire des consommateurs.
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