6. Les fertilisants organiques sont-ils préférables ?

Publié le par FESA

Tous les agronomes paraissent d’accord sur le fait que les plantes absorbent de la même manière les éléments minéraux des engrais chimiques et organiques, seules la biodisponibilité et la vitesse de solubilisation pouvant varier.

Les engrais sont une source bien identifiée de pollution.

Dans les régions d’élevage très intensif, comme la Bretagne et la Hollande, les engrais sont non seulement d’origine chimique, mais ils proviennent également des rejets animaux et humains.

FESA-Epandage-lisier-11_01_26.jpgL’origine des engrais en question importe peu en comparaison de la quantité répandue dans les champs.

Il est notoire que le lisier de porc et le fumier de vache ainsi que de volailles sont responsables d’une part essentielle de la pollution par les phosphates et les nitrates.

Il est important de noter à cet égard que les résultats d’études approfondies concluent que les nitrates ne sont pas aussi néfastes pour la santé humaine que ce que l’on pensait.

Une question qui ne peut être éludée est celle de savoir s’il est possible de produire massivement des engrais organiques sans mobiliser des surfaces de terre qui ne sont en réalité pas disponibles.

La culture sans labour qui implique que les champs doivent toujours être couverts de végétaux vivants ou morts qui fertilisent les sols est, elle, une véritable innovation.

source : AFIS (Association Française pour l'Information Scientifique) par Louis-Marie Houdebine

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