Assemblée Générale de la coopérative SIPRUQUA : PRUNEAUX d'AGEN (1)
Notre collègue Raymond LASVENES de BAGAT en QUERCY (46800) nous écrit :
Lors d'une Assemblée Générale d'un groupement de pruniculteurs, dont je fais partie, je n'ai pas été étonné d'entendre que ce secteur était en crise aigüe.
La conjoncture actuelle n'est pas favorable à la consommation de PRUNEAUX d'AGEN.
70 pruniculteurs étaients présents sur les 170 Adhérents de cette coopérative.
J'étais le seul présent en CULTURE BIO.
Il est vrai que nous sommes fortement concurrencés par le CHILI, l'ARGENTINE et la CALIFORNIE.Ces pays produisent à bas prix parce qu'ils utilisent une main d'oeuvre locale qu'ils exploitent et payent à "coup de lance pierre" sur d'énormes exploitations.
Il faut savoir que le prunier d'Agen demande une taille annuelle : 20 à 30 cm par arbre.
Ce travail représente un gros budget si on ne le fait pas soi-même.
1) la maîtrise de l'herbe ce fait chimiquement, encore un budget
2) les multiples traitements chimiques jusqu'à la veille de la récolte, encore un budget,
3) la fumure chimique disproportionnée, encore un budget,
4) la récolte mécanique, pourrait être valable, si ce matériel n'était pas si cher pour une utilisation de 30 jours par an, encore un budget,
5) la déshydratation des prunes durant 20 à 24 heures au gaz ou au fuel, encore une dépense.
A ce stade, la récolte est livrée à la Coop qui la réhydrate, ajoute des conservateurs, la conditionne et la met en vente.
C'est là que commence la concurrence inter-française et internationale.
Par exemple : 500.000 € sont dépensés en publicité pour promouvoir le pruneau.
Les pruniculteurs y sont associés par des retenues financières, sans compter assurances obligatoires, etc.
Si on fait le total des frais pour produire ce merveilleux produits "énergétique" que devrait être le pruneau d'Agen, il ne reste pas grand chose pour le producteur ; d'où une certaine colère et une morosité évidente de l'assemblée en quête de solutions.
(à suivre)
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