Dix questions sur l’agriculture biologique (2)
De multiples rapports, dont un publié par l’AFSSA en 2003 à la suite d’un congrès international sur le sujet, et un autre par les instances britanniques en 2009, montrent que la composition chimique et biochimique des produits biologiques ne diffèrent que très légèrement de leurs homologues conventionnels.
Rien n’indique, selon ces critères, que la consommation des produits biologiques est un gage de meilleure santé pour les consommateurs.
Un nombre significatif d’intoxications, parfois mortelles, dues à la consommation de produits biologiques a été relevé dans le passé.
Elles étaient dues à des contaminations par des salmonelles, des bactéries et des champignons divers.
Ces accidents deviennent plus rares avec les contrôles qui éliminent les lots de nourriture dangereuse.
Un point particulier est celui des mycotoxines cancérigènes.
Ces toxines s’accumulent dans les plantes à la faveur du développement de champignons microscopiques.
Il a ainsi été observé que le maïs biologique contient nettement plus souvent de fumonisine que le maïs conventionnel qui lui-même en contient plus que le maïs Bt génétiquement modifié pour résister à certains insectes nuisibles.
Il est établi qu’une plante non protégée est attaquée par les insectes qui perforent les parois des feuilles et des tiges, ce qui permet à des champignons de s’implanter et de sécréter des toxines qui sont transmises à l’homme directement, ou via les produits animaux.