'' Le bio, c'est une question de temps '' (suite & fin)

Publié le par FESA

Quarante hectares et des saisons respectées

Les banques, l'administration sont encore dans le flou - le bio ne concerne alors que 0,50 % de la consommation - et le producteur « classique » n'a pas très bonne presse. Un contexte qui aide aussi à tout changer. « On ne l'a pas regretté », confie le maraîcher. Ses quarante hectares - entre 40 et 50 fruits et légumes au fil des saisons - font vivre son couple, son fils et une salariée.

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Aujourd'hui, 55 % de la production est vendue sur les marchés de Romorantin et Blois et à la ferme, chaque mardi et vendredi, en vente directe.

Les 45 % restants partent au groupement régional.

L'exploitation y a trouvé son équilibre.
La clientèle est plutôt fidèle.

Mais comment élargir le cercle sans y perdre son âme ? « Il y a ceux qui flirtent avec la bio sans vouloir vraiment se marier », s'amuse Jean-Louis, plus circonspect cependant « sur la direction que prend la bio aujourd'hui. Désormais, nous sommes concurrencés par des gens qui revendent des produits bio ». Pas simple.
Sur le marché de Blois, hier matin, Jean-Louis a vu qu'on vendait des poivrons rouges. Pas du tout la saison. Dommage.

Ce matin, sous la halle de Romorantin, avec ses camarades - comme lui, ils viennent souvent pour le lancement du marché, l'élargissement des productions présentes n'est pas si aisé - il essayera de faire à nouveau passer le message.

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